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Samizdat

L'art de traduire le darwinois

Traduire le darwinois implique principalement de retirer les hypothèses et les affirmations
et de voir s'il reste quelque chose.



David Coppege (2019 - Creation/Evolution Headlines)
Traduction: Fabrice Bect

Si, comme le soutenait Phillip Johnson, l'évolution darwinienne est une philosophie matérialiste se faisant passer pour de la science, il s'ensuit que la "science" darwinienne est une pseudoscience. Elle peut inclure quelques objets tangibles, tels que des fossiles ou des gènes, mais elle sera enveloppée dans une rhétorique ayant pour fonction de promouvoir le matérialisme. Par conséquent, un lecteur perspicace doit apprendre à traduire le darwinois. Le langage mystique du darwinien donne l'impression que les données d'observation soutiennent l'évolution, alors que c'est vraiment l'inverse; le matérialisme colore les données. Un bon traducteur du darwinois se concentre toujours sur les données empiriques. Il faut filtrer les hypothèses et les affirmations pour voir ce que les données indiquent réellement. Ici, nous enseignons par l'exemple.

Avant de commencer, il faut se vacciner contre le bluff, l'intimidation et les détails sans importance. Un article darwinois, par exemple, est souvent habillé de photos attrayantes, de designs de sites Web épurés, de photos de darwinistes souriants et d'œuvres d’art qui appuient le récit évolutif. Tout cela doit être ignoré. Cela n'a rien à voir avec la science. Ce n'est pas pertinent. Le traducteur darwinois doit rester concentré que sur les données empiriques.


S'en tenir aux données empiriques
Was early stick insect evolution triggered by birds and mammals? (université de Göttingen). La plus grande partie du premier paragraphe de ce communiqué de presse énonce simplement des preuves observables. Ensuite, l'auteur insère le mot "phylogénie" - un mot évolutif auquel il faut faire attention.

Les insecte-feuilles et les phasmes forment un groupe d'insectes divers et étonnamment étrange réparti dans le monde entier, et plus répandu dans les zones tropicales et subtropicales. Ils sont célèbres pour leur taille impressionnante, par rapport à d'autres insectes, et leur capacité remarquable à se camoufler sous forme de brindilles, de feuilles ou d’écorce afin de se cacher de prédateurs potentiels. Une équipe de chercheurs internationaux dirigée par l'Université de Göttingen a généré le premier arbre phylogénomique de ces insectes.

Pour les animaux au-dessous du rang de la famille, Michael Behe montre dans son livre Darwin Devolves que l'on peut s'attendre à une variabilité des genres et des espèces. De nombreux créationnistes acceptent également ce point de vue. Les phasmes appartiennent à Phasmatodea, un ordre, le taxon au-dessus du niveau de la famille. Ainsi, si l'auteur tente de relier toutes les familles de Phasmatodea à un arbre d'origine commune, le traducteur doit être sur ses gardes. Les preuves soutiennent-elles cela? L'équipe de recherche de l'Université de Göttingen a examiné 2 000 gènes de 38 espèces de phasmes répartis dans le monde. Regardez ce qui s'est passé:

La découverte la plus surprenante est que les relations entre les premiers groupes de phasmes et d'insectes-feuilles réfutent largement les hypothèses antérieures. En fait, la généalogie reflète davantage la distribution géographique que la similarité anatomique des animaux. Les auteurs ont révélé une lignée d'espèces du Nouveau Monde purement nord-américaines et sud-américaines et un groupe originaire du Vieux Monde comprenant des espèces de l'Afrique jusqu’à la Nouvelle-Zélande.

En somme, il n'y avait pas schéma phylogénétique claire. Les gènes semblent similaires, mais pas les animaux. Lorsque de nouveaux scénarios évolutionnistes réfutent des scénarios antérieurs, il est probable que les deux scénarios sont faux. Ensuite, l'équipe fait monter l'indice perhapsimaybecouldness pour visualiser les âges moyboy[1]:

L'estimation de l'âge de l'arbre phylogénétique suggère que la plupart des anciennes lignées sont apparues après la disparition des dinosaures, il y a 66 millions d'années. Ainsi, le camouflage remarquable des phasmes et insectes-feuilles a probablement évolué par la suite en tant qu'adaptation contre les mammifères et oiseaux prédateurs.

Nous avons là une émergence-y[2]. L'équipe vient de sauter dans le monde imaginaire, affirmant que ces animaux remarquables ont "émergé" d'une manière ou d'une autre il y a très longtemps. Ont-ils des preuves fossiles pour cela? Non; les fossiles d'insectes sont rares. C’est une pure spéculation darwinienne.

Afin de traduire l'article dans le langage de la science, le traducteur doit filtrer le darwinois. Le résultat devrait inclure le premier paragraphe jusqu'à la phrase sur les prédateurs, et s'arrêter. Il pourrait mentionner les 2 000 gènes de 38 espèces examinées et faire un tableau des similitudes et des différences, mais en rester là. La science ne tolère pas "l'émergence" et ne spécule pas sur ce qui pourrait "s'être passé" au cours de millions d'années Darwin.


Cracher pour Darwin
A secret in saliva: Food and germs helped humans evolve into unique member of great apes (université de Buffalo). Voici la proposition nécessitant une traduction du darwinois:

Deux millions d'années de consommation de viande et de plats cuisinés ont peut-être aidé l'être humain à s'éloigner davantage des autres grands singes de l'arbre de l’évolution. Les preuves sont dans notre salive, selon une nouvelle recherche de l'Université de Buffalo.

Après avoir passé ce communiqué de presse par le traducteur darwinois, il ne restera plus grand-chose si ce n’est un seau de crachat chaud. Ces darwiniens tentent de convaincre les lecteurs que vous pouvez utiliser la divination sur la salive des singes et des humains et y percevoir une histoire de l'évolution, visualisant des humains en train de perdre leurs poils et apprendre à cuisiner.

La salive humaine est unique en ce sens qu'elle est plus aqueuse et contient un mélange différent de protéines. Ces découvertes ont été une grande surprise pour les chercheurs, car les humains sont connus pour être génétiquement proches des grands singes, des chimpanzés et des gorilles.

L'histoire évolutive est peut-être mêlée de perhapses et de maybes, se terminant par un futurware: "Les résultats de l'étude fournissent une base nécessaire aux études futures visant à déterminer si les différences entre les protéines salivaires humaines ont été causées par la sélection naturelle." En d'autres termes, ils ne savent même pas si la sélection naturelle a quelque chose à voir avec le crachat. Il est illogique de penser que cela pourrait de toute façon; la loi Stuff Happens [3] ne "cause" rien.

La seule donnée empirique qui puisse être récupérée dans cet article concerne la conception de nos glandes salivaires et les protéines complexes qui nous aident à digérer notre nourriture. Après traduction du darwinois dans le langage de la science, l'article deviendra donc très bref.


Darwiniser le darwinisme
An evolution in the understanding of evolution (University of Virginia Engineering). L'héroïne de cet article pense que l'évolution a besoin de l'évolution elle-même pour être comprise. Kristen Naegle a passé beaucoup de temps à mener des études de divination sur les protéines afin d'assurer l'adoration de Darwin, mais tout cela pour rien. Après avoir passé son travail par le traducteur darwinois, il n’en reste plus grand-chose. Elle, et son élève Roman Sloutsky, tentent d'impressionner leurs lecteurs avec leur magie. Une telle divination n'est pas pour les profanes, dit-elle. Afin de justifier l'exercice, elle tente de convaincre les paysans qu'elle pourrait guérir du cancer.

Reconstruire les branches évolutives est délicat, surtout lorsque de nombreuses espèces partagent un type de protéine similaire qui aurait pu évoluer pour remplir des fonctions quelque peu différentes. Mathématiquement, le problème devient rapidement très important, mais découvrir les implications de cette évolution protéique pourrait permettre de mieux comprendre comment notre corps réagit face au cancer et à d'autres maladies.

Tout d'abord, elle pense à tort que les protéines, ces machines moléculaires étonnamment sophistiquées et dotées de séquences spécifiques, sont des produits de l'évolution. C'est une affirmation irrecevable en soi. Deuxièmement, il est impensable de supposer que le darwinisme va aider à comprendre ou à guérir le cancer. Un darwiniste pense que le cancer est l'une de ces choses qui se produisent. Troisièmement, l’article n’accomplit rien pour le culte de Darwin. Tout ça, c'est du futurware[4].

Naegle a fait une déclaration qui pourrait comporter une certaine utilité, et méritant d'être récupérer dans l'article traduit. "La plupart des modèles d'évolution des protéines utilisés aujourd'hui sont probablement faux", a-t-elle déclaré.

Y compris le sien.


Avec un peu de pratique, vous aussi vous pourriez devenir un traducteur darwinois qualifié.




Notes

[1] - [note du webmestre] Acronyme pour le temps profond, en anglais millions of years to billions of years.

[2] - [note du webmestre] Mauvais jeu de mots en anglais emergence-y. Ce qui combine les mots emergence/émergence et emergency/urgence.

[3] - [note du webmestre] Ou, des choses arrivent…

[4] - [note du webmestre] C'est-à-dire qu’UN jour les évolutionnistes auront l’explication… Il faut faire acte de foi.