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Samizdat

Une note à mon député:
Mourir dans la « dignité »: de l'eugénisme nazi, à la québécoise?



Au bas de ce message, une note envoyée à mon député provinciale aujourd’hui touchant l’introduction de l’euthanasie au Québec.

Si vous voulez contacter votre député, on peut trouver ses coordonnées via cette page web de l'Assemblée Nationale.

 

Mais quel est le lien entre les nazis et nos élites postmodernes auquel fait allusion le titre de ce texte?

Eh bien il faut savoir que si le programme eugénique nazi a été connu surtout par l’Holocauste (où 6 millions de Juifs sont morts) tout ça a commencé par un programme presqe ’oublié aujourd’hui qui avait le nom de codeT4. Le programme T4 a visé justement les mêmes qui sont visés par le discours actuel de la « compassion » postmoderne, soit les handicapés physiques et mentaux, tous ceux que l'on estimait dépendants, faibles, marginaux, improductifs et « de trop ». La majorité de ces victimes furent tirées non pas des rangs des races inférieures, mais étaient Allemands ordinaires. Les documents administratifs nazis indiquent que ce régime accorda la mort « par compassion » à 70 000 individus, mais d’autres estiment plutôt que 200 000 adultes et enfants mal formés, débiles ou incurables furent éliminés.

Et pour faire accepter ce programme du grand publique allemand, la propagande nazi a produit plusieurs films afin d’avancer la cause de l’euthanasie. Évidemment on n’en parle jamais dans nos cours d’histoire...

Parmi ces films nazis pro-euthanasie, on dénombre Was du erbst (Ce que l’on hérite) et Erb Krank (Le mal héréditaire). Des films, tels que Opfer der Vergangenheit (Victimes du passé) ainsi que Das Erbe (L’héritage), ont été présentés en Allemagne, sous les ordres de Hitler, dans 5 300 salles. En 1939, Dasein ohne Leben (Existence sans vie) a été produit par les responsables du programme d’euthanasie T4 afin de convaincre les individus impliqués dans ce programme que celui-ci constituait une procédure humaine et éthique. Le professeur de bioéthique Ben Mitchell poursuit en indiquant (1999):

Finalement, le film [proeuthanasie] réalisé selon les standards les plus élevés en cinématographie fut Ich klage an ! (J’accuse). Réalisé en 1941, ce film reprend un récit familier. Hanna Heyt, l’héroïne du film est atteinte de la sclérose en plaques. Elle affirme clairement qu’elle ne veut pas passer ces derniers jours dans un état végétatif. Thomas, son mari, en accord avec son médecin, lui administre une dose mortelle. Ceci est suivi d’une scène houleuse au tribunal. Thomas accuse la loi de ne pas avoir pu secourir sa femme dans ses souffrances. La défense conclut que la loi doit être modifiée afin de permettre le meurtre par compassion lorsque des motifs humanitaires le justifient. Le film prend fin en demandant au spectateur de rendre le verdict.*

Au sein de l’Occident postmoderne, plusieurs facteurs contribuent au développement d’attitudes et de pratiques tout à fait comparables dans leur justification à celles des nazis. Sans doute un examen plus approfondi des parallèles, dans la rhétorique et les présupposés, entre la propagande proeuthanasie produite par les nazis et les documentaires proeuthanasie de l’époque postmoderne serait fort instructif. Chose certaine, nos medias exploitent le même discours culpabilisant à l'égard de ceux qui s'opposent à l'euthanasie, alléguant qu'ils manquent de « compassion » pour ceux qui souffrent. Mais un jour comme en Allemagne nazi, lorsque la propagande aura fait son travail et que les masques seront tombés alors on verra exposé le visage d'un bourreau.

Ce qui semble de plus en plus clair c'est que la promotion du suicide assisté/euthanasie en Occident est le fruit, non pas d'un mouvement spontané, mais d'un projet coordonné, car on le rencontre dans presque tous les pays développés et poussé de manière synchronisée. Au Canada on a ciblé le Québec d'abord (comme ce fut le cas pour l'avortement autrefois) car on sait bien qu'ici nos élites politiques, juridiques et médiatiques sont acquises aux conceptions postmodernes (ce qui n'est pas toujours le cas ailleurs au Canada). En Europe, l'euthanasie est déjà une réalité aux Pays-Bas ainsi qu'en Belgique. Aux États-Unis, on a tenté d'introduire des lois proeuthanasie dans plusieurs états (Connecticut, Vermont, New Jersey, Hawaii, Kansas, New Hampshire, Massachusetts, Montana et le Nouveau Mexique). Une telle poussée de propagande ne peut être dûe au hasard. Non je n'ai pas de suggestion pour ce qui est du "qui" et "pourquoi". Que des journalistes courageux se lèvent pour fouiller la question...

Évidemment il se peut que certains lecteurs, qui ont lu les lignes qui précèdent, vont considérer que mes propos sont « inutilement alarmistes », mais je les inviterais à se poser la question suivante : À votre avis, combien d’Allemands qui ont voté pour Hitler en 1933 auraient pensé que les politiques nazis allaient un jour aboutir au programme T4 et à la « Solution Finale », l’Holocauste ? La conception naïve de nos élites postmodernes que nous, nous avons appris toutes ces leçons de l’histoire et que plus jamais ces atrocités ne pourront survenir à nouveau est violemment contredit par la Parole de Dieu qui nous affirme au sujet d e l’homme que :

« Le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître? » (Jér 17: 9)

 

PG

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M. Sam Hamad,


Je suis un citoyen de votre circonscription et je veux attirer votre attention sur le dépôt du rapport de la Commission Spéciale sur la question de Mourir dans la dignité le 22 mars 2012, qui recommande au gouvernement du Québec de prendre les dispositions légales pour permettre la pratique de l’euthanasie au Québec.

Je vous demanderais simplement de vous impliquer et voter contre toute initiative semblable au Québec.

Récemment j'ai reçu par la poste des paperasses gouvernementales pour le renouvellement de mon permis de conduire ainsi que ma carte d'assurance maladie. Joint à l'enveloppe se trouvait également un formulaire pour le don d'organes.

Lorsque je suis allé au kiosque pour effectuer le paiement des frais pour le renouvellement de mon permis de conduire, j'ai expliqué à la dame que dans le passé j'ai toujours rempli le formulaire pour le don d'organes afin que lors d'une mort accidentelle, mes organes puissent profiter à un autre. J'ai alors déchiré devant elle le formulaire pour le don d'organes et expliqué que je n'était pas du tout intéressé à attendre qu'un fonctionnaire ou un médecin décide qu'un autre avait besoin de mes organes et que...

La dame avait d'autres choses à faire et n'a pas voulu en discuter plus longuement, mais évidemment nos élites postmodernes ainsi que les promoteurs de l’euthanasie se feront immédiatement “rassurants” en affirmant que ce n'est pas du tout l'intention des lois proposées au Québec et que sans doute j’ai “mal compris” l’intention de ces projets de loi.

Mais il faut se poser la question: Nous mentent-ils?

La question se pose bien car il suffit de penser à tous les changements sociaux radicaux qui ont déjà eu lieu en Occident depuis la Deuxième guerre mondiale, particulièrement dans le domaine de la sexualité. Au sujet de l'avortement, avant sa légalisation on nous disait initialement que ce procédé serait utilisé pour les femmes violées ou pour sauver la vie d'une mère lors d'un accouchement dangereux. Mais une fois légalisé, on a oublié tout ça...

Alors peut-être que l'avenir nous dira si oui ou non les promoteurs de l'euthanasie nous mentent et ce tout à fait sciemment...

Pour vous “amuser”, voyez la situation (réelle) en Belgique où ces choses ont déjà force de loi

Belgique : l'euthanasie au quotidien.



portez-vous bien

Paul Gosselin, anthropologue, auteur

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"Never forget that only dead fish swim with the stream"
(Malcolm Muggeridge)
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* = traduction de l'auteur


Références



Anonyme (2007) Introduction To Nazi Euthanasia. Holocaust Education & Archive Research Team

Anonyme (2013) Psychiatrie et nazisme...firent bon ménage.

Anonyme (2007) Nazisme : les opérations « T4 » et « 14F3 » (2ième guerre mondiale 1939-1945) 4. L’euthanasie des enfants. Encyclopédie B&S Editions

Burleigh, Michael (1994) Death and Deliverance: ‘Euthanasia’ in Germany 1900-1945 Cambridge UP (comporte chapitre complet sur les films de propagande nazi pro-euthanasie)

Burleigh, Michael (1991) Selling Murder: The Killing Films of the Third Reich. Channel 4/Domino Films documentary

Heim, Susanne (2005) De l’« euthanasie » à la « solution finale ». Le Monde diplomatique mai

Kaelber, Lutz , (2012) Kinderfachabteilungen ("Special Children's Wards"): Sites of Nazi "Children's 'Euthanasia'" Crimes and Their Commemoration in Europe.

Leidig, Michael (2002) Nazi 'euthanasia' children buried. BBC April, 2002

Mitchell, C. Ben (1999) Of Euphemisms and Euthanasia: The Language Games of the Nazi Doctors and Some Implications for the Modern Euthanasia Movement. Omega: The Journal of Death and Dying vol. 40, no 1 / 1999-2000 pp. 255 – 265

Ruby, Marcel (1995) L'extermination des malades mentaux et des handicapés : les premières chambres à gaz.Mémoire juive et éducation

Wertham, Fredric (1977) The German Euthanasia Program. Hayes Publishing Company, Inc.

La législation sur l'euthanasie est très variable en Europe. Le Figaro 25/01/2011

Euthanasia in the United States (Wikipedia)


Films Nazis pro-euthanasie: pour ceux qui comprennent l’Allemand, sur YouTube (accès limité selon le pays...)

Ich klage an ! (J’accuse - 1941)

Dasein ohne Leben (avec piste sonore en Polonais ajoutée)

Chose curieuse, réalisateur du film Ich klage an, Wolfgang Liebeneiner a fait plus tard le scénario de base qui a servir au film à succès Mélodie du bonheur.. Preuve de plus que certains nazis ont pu s’en sortir après la guerre... Il semble bien qu'en général les médecins et le personnel médical ayant participé au programme T4 n'ont subi aucune peine pour leur actes criminels.

Et pour la propagande proeuthanasie postmoderne (québécoise), voici un exemple:

Le documentaire Manon [Brunelle] Radio-Canada [17 novembre 2004] avec Benoit Dutrizac

Faut-il s'étonner que tous les individus impliqués dans ce document de propagande ce sont personnages médiatiques?