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Samizdat


Qu'est-ce que l'Évangile?



Voici le mot de l’énigme: il y a deux dieux. Il y a le vrai Dieu qui a créé l'homme, et il y a le faux dieu que l'homme a créé. Il y a le vrai Dieu qui a créé l'homme, qui exige de l'homme une obéissance parfaite, qui tient « celui qui aurait observé toute la loi pour un serviteur inutile » et « celui qui a violé un seul commandement pour up transgresseur de toute la loi,» qui ne veut pas qu'un seul péché demeure impuni, et que « nul homme pécheur ne peut voir et vivre : » le Dieu saint. Et il y a le faux dieu que l'homme a créé, tel qu'il le lui fallait pour vivre et mourir tranquille dans ses péchés; un dieu fait par l'homme à l'image de l'homme, facile, indulgent, qui s'accommode aux faiblesses de l'humanité, et qui n'aura pas le courage de condamner: un dieu complaisant.
(pp. 115-116 - Adolphe Monod - 1855)




La question la plus importante de votre existence à laquelle vous aurez à répondre est de savoir comment les pécheurs peuvent-ils être en règle face à un Dieu Saint? Comment peut-on aller au Ciel?

Depuis que Adam et Ève ont désobéi à Dieu dans la Genèse, toute l'humanité a été séparée de la communion avec Dieu le Père et a une dette à rembourser, car les hommes et les femmes sont coupés de Dieu. La Bible déclare que «le salaire du péché, c'est la mort» et que «sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon des péchés». Puisque l'homme a commis le péché, seul l'homme peut expier le péché. Dans Romains 3, la parole de Dieu dit aussi « qu'il n'y a pas un juste, pas un seul, et que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Du point de vue de Dieu, il n'y a pas de bonne personne. Ça n'existe pas. Comme l'indique Ephésiens 2: 8-9 notre religiosité et toutes nos bonnes œuvres n'y suffisent pas pour satisfaire Dieu [Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.].

Dieu a besoin d'un sacrifice parfait pour pouvoir pardonner notre péché (le tien et le mien). Êtes-vous ou connaissez-vous quelqu'un qui soit parfait? Puisqu'aucun d'entre nous n'est juste ou parfait, aucun homme, aucune femme, nous ne pouvons rien faire ou ne rien offrir à Dieu qui puisse apaiser sa colère juste et justifiée. Discutant de la conversion de Saul/Paul relaté dans le livre des Actes, le prédicateur français Adolphe Monod (19e siècle) expose le fait que la sincérité (la bonne foi) dans ses croyances ne suffit pas, car ce que Dieu recherche c'est un coeur qui cherche la Vérité avant tout et qui est prêt de s'humilier devant Dieu et les hommes pour la trouver.

Si donc vous voulez avoir part à la grâce de Saul, n'attendez pas, pour chercher Dieu, le miracle qu'il n'a point attendu, et qu'il n'aurait point obtenu s'il l'eût attendu : mais, comme lui, apportez à Dieu un coeur jaloux de le connaître et soigneux de lui obéir. Alors, fussiez-vous, s'il est possible, aussi aveuglé qu'il l'était, Dieu se révélera à vous ; et vous éprouverez à votre tour la vérité de cette parole du Sauveur : « Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra « touchant la doctrine si elle est de Dieu ou si je « parle de mon chef. » Faut-il vous faire remarquer combien cette maxime diffère de celle qu'un monde aussi peu soucieux de la vérité que de la sainteté, a coutume de colporter en ces termes superficiels : « Ce qui importe, c'est moins la foi que la bonne foi? » La bonne foi dont parle Jésus, et dont Saul est animé, c'est une bonne foi qui cherche Dieu, et qui, trouvé, le suit; c'est une bonne foi qui ne va pas sans un commencement de foi; c'est une bonne foi — qui est de bonne foi. Apportez, vous dis-je, un coeur qui cherche Dieu, résolu de tout faire pour le trouver, de tout souffrir pour lui plaire; et puis, comptez sur sa grâce pour accomplir en vous son oeuvre, et vous préparer pour la vôtre. Ce coeur, l'avez-vous ? Si oui, tout ira bien ; si non, ne vous flattez pas : vous vivriez un siècle, entendant chaque dimanche les meilleurs discours, lisant tous les jours les Écritures divines, entouré des chrétiens les plus fidèles, que vous ne vous convertiriez jamais. Rien, rien au monde, ne supplée à la simplicité d'un coeur droit; non, rien, ni dans la nature, ni dans les événements, ni dans les hommes, ni en Dieu lui-même.

Comment comptez-vous alors remettre votre dette? La Parole dit que le Seigneur a fixé un jour où il jugera le monde avec justice. Si votre dette de péché n'a pas été pardonnée, vous serez reconnu coupable si vous vous présentez devant lui. Vous faites la file pour aller en Enfer. Alors, que comptez-vous faire?

La dure réalité est que vous ne pouvez rien faire. C'est la mauvaise nouvelle, mais nous pouvons louer Dieu de nous avoir proposé une porte de sortie afin de nous échapper de sa colère, par son fils Jésus-Christ. La parole dit: «Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.» Comment Jésus l'a-t-il fait?

Jésus a pris chair, il est venu sur terre, a vécu une vie parfaite, a été crucifié, est mort et il est ressuscité le troisième jour. En parfaite soumission au Père, Jésus a subi la punition que méritaient nos péchés afin que ceux qui croient qu'il est mort pour leurs péchés trouvent la vie. À la croix, Christ a pris sur ses épaules un univers de folie, de méchanceté, d’aliénation, de solitude et de chagrin généré par les fils déchus d’Adam et les filles déchues d’Eve. De Fils Bien-aimé il a accompli la justice de Dieu en devenant à notre place objet de jugement, de rejet et et de honte. La condamnation que nous on méritait, il l’a pris sur Lui.

La Bible exige que nous confessons notre péché, que nous nous repentions et croyions en l'Evangile.

Que vas-tu faire? Vas-tu reconnaître ton péché, le confesser, te repentir, te détourner de votre péché et faire confiance à Christ pour obtenir sa justice? Ou, vas-tu continuer de vivre comme tu en avez envie, pour ensuite passer devant le Juge avec ta propre justice? Ce sont des questions que TOUS, hommes et femmes, doivent faire face.


Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. (Matt 5: 20)

Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé? Jésus les regarda, et leur dit: Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. (Matt 19: 25-26)

Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?... (Rom 7: 22-24)

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, - Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit. (Rom 8: 1-4)


Références de Bible: Genèse 3, Romains 6: 23, Hébreux 9: 22, Hébreux 9-10, Actes 17: 30-31, 2 Corinthiens 5: 21, Éphésiens 2: 1-10, Marc 1: 14-15, Jean 14 : 6

Monod, Adolphe (1851) Saint Paul: Sa Conversion - 3e discours.

Monod, Adolphe (1855) Sermons. (Deuxième édition, revue par l'auteur, première série) Lyon/Paris - Librairie de Ch. Meyrueis et comp., éditeurs 2, rue Tronchet 413 p.