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Samizdat

Le débat
prédestination - libre arbitre
une discussion entre frères.




Bonjour toi,

Lorsque tu mentionne dans ton dernier mot: "Incroyable comment certaines notions calvinistes peuvent faire infiniment plus de sens que des enseignements arminiens sur des aspects fondamentaux de la vie chrétienne !" j'imagine que tu fais référence à la question de la prédestination. D'un coté, je crois que nous les pentecôtistes (et bien d'autres) peuvent beaucoup apprendre des pionniers de la Réforme en considérant ce qu'ils ont dit et écrit sur la doctrine de la Chute. Dans le mouvement de la Pentecôte (et les églises indépendantes influencées par la Pentecôte), c'est un point TRES faible dans notre doctrine. Lorsqu'on regard les doctrines à la mode, je pense qu'à ce niveau on est beaucoup plus influencé par la culture nord-américaine (mentalité Walt Disney et Hollywoodien du "happy ending") et le postmodernisme que par la Parole à ce sujet car, d'un point de vue "marketing" on semble estimer qu'il faut avoir un message qui se vend bien (même au prix de passer sous silence certains aspects de la Parole). Je crois que c'est la raison pourquoi tant de chrétiens de notre génération font naufrage dans leur marche avec Dieu et retournent dans le monde. On leur a vendu un "évangile" bonbon qui est complètement incapable d'expliquer pourquoi les coups durs et les tragédies arrivent aux croyants.

Lorsque le croyant est confronté avec ces grandes questions "existentielles", l'idée de la prédestination (et de la souveraineté absolus de Dieu) peut sembler une explication intéressante, car tout est réglé d'avance. Dieu a son plan et rien ne peut s'y opposer, malgré les revers de cette vie. Au moins l'idée de la prédestination donne un sens à ce qui arrive et c'est mieux que la théologie bonbon pentecôtiste qui nous dit qu'il nous suffit de déclarer la victoire et se fermer les yeux sur nos circonstances de vie réelles. C'est une consolation, car l'idée calviniste nous dit qu'on est dans la main de Dieu. Ça va mal, mais SA volonté va, malgré tout, s'accomplir. Rien ne saura s'y opposer.

Dans certaines formes de théologie pentecôtiste superficielles, tout dépend de nous. Si ça va mal, tout est de NOTRE FAUTE, car cette théologie présuppose que toute l'initiative est du coté de l'homme qui n'a donc pas assez prié, exercé sa foi, confessé "positivement", etc. etc. etc... Je me souviens même d'une conversation avec une pentecôtiste il y a bien des années qui me disait que Dieu ne faisait RIEN sans la prière d'un homme. Je lui ai dit que je n'était pas d'accord avec cette position extrême mais, sur le coup, je n'avais pas d'arguments spécifiques à lui opposer. On peut supposer d'ailleurs qu'elle citait inconsciemment un bonze du Word-Faith... Mais après y avoir réflechi un peu j'ai trouvé ça ridicule, car imaginez le Dieu souverain qui attend la prière d'un homme (qui n'existe pas encore) pour créer les astres, les galaxies, le monde et tout ce qu'il contient...!!! Ou encore, après la Chute, le Dieu souverain qui attend la prière d'un homme pour décider comment régler ce nouveau problème de la Chute. Ridicule et complètement aberrant n'est-ce pas ? De même pour le Jugement dernier. La Bible dit que seul Dieu le Père connaît le jour et l'heure de la fin. Sans doute ce n'est pas la prière d'un homme qui le provoquera la venu du Messie pour mourir sur la croix non plus, car cela a été établi dès la fondation du monde (comme une possibilité). Ce ne sont que quelques exemples. Tout comme la pensée du Siècle des Lumières l'affirmation que "Dieu ne faisait RIEN sans la prière d'un homme" place l'homme au centre de tout et fait de Dieu un être dépendant. C'est hérétique autant que stupide...

Mais à l'autre extrême, l'idée que le libre arbitre n'existe pas et que TOUT est les résultat de la souveraineté irrésistible du Dieu tout-puissant règle moins de problèmes qu'il n'en cause. D'abord pourquoi prier, si Dieu est souverain de manière absolue comme le prétendent les calvinistes ? On peut difficilement le justifier, car sa volonté s'accomplira d'une manière ou d'une autre et sans le savoir on pourrait même s'opposer à sa volonté. De même pour l'évangélisation. Pourquoi évangéliser, car puisque Dieu est totalement souverain, d'une manière ou d'une autre Son plan s'accomplira et ceux qu'Il a prédestinés au salut viendront inévitablement à Lui. Pourquoi alors se soucier d'évangélisation ? D'ailleurs en faisant de l'évangélisationest-ce que le calviniste ne fait-il pas preuve d'orgueil en voulant jouer le rôle du Saint-Esprit qui doit convaincre les hommes de péché? Et si le calviniste évangélise quelqu'un destiné au jugement, se trouve-t-il en opposition au plan de Dieu?

Jean CalvinJe crois que le problème le plus fondamental qui confronte le calviniste sur cette question c'est la Chute elle-même. Si effectivement Dieu est souverain de manière absolue et que le libre arbitre est une fiction, dans le sens que le prétendent certains calvinistes, alors inévitablement la Chute de l'homme et tous les horreurs d'Auschwitz, de l'avortement, du cancer, du divorce, de la guerre, l'enfer d'une psychose profonde ou l'enfer banal de la solitude et, finalement de la mort sont de SA FAUTE ! Dieu en serait donc le seul responsable véritable ! C'est un problème que la majorité des calvinistes évitent comme la peste. Mais certains calvinistes l'admettent et font alors de Dieu un monstre horrible et sadique qui s'amuse, de manière capricieuse et irrationnelle, à tourmenter ses sujets pour ensuite les bénir (s'ils sont assez chanceux d'être parmi les élus) ou les bénir d'abord et les tourmenter ensuite (s'ils ne sont pas parmi les élus). Et les touments des damnés en enfer serait l'objet de jouissance ultime de ce dieu sadique. Si on dit que Dieu est Père, quel père se comporterait ainsi avec ses enfants ?

Au chapitre 3 de la Genèse nous avons le récit de la tentation et la séduction d'Ève par le serpent suivi de la chute d'Adam et Ève (v. 1-7). Quelque temps plus tard, Dieu a une discussion très sérieuse avec nos deux d'entre parents et lorsque tout ce gâchis qu'ils ont fait est exposé à la lumière, Dieu fait tomber son jugement individuel d'abord sur Satan/le Serpent (v. 14-15), ensuite sur Ève (v. 16) puis sur Adam (v. 17-19) ce qui est suivie par un jugement corporatif au moment où Adam et Ève sont mis à la porte du jardin.

Maintenant, il faut bien noter que si, dans les faits la Chute d'Adam et Ève était quelque chose de prédéterminée par la souveraineté de Dieu (et dans un certain sens «inévitable»), alors le jugement de Dieu dans le chapitre 3 devient une blague cosmique plutôt sadique et serait, en fait, la condamnation d'un accusé innocent. Si, en fait, la Chute était prédéterminée alors le jugement d'Adam et Ève devient une aberration car ils ne pouvaient avoir aucune responsabilité, tous leurs gestes étant prédestinés. Maintenant, vivant dans un monde déchu, les juges qui siègent dans nos cours de justice rendent parfois de mauvais jugements, des jugements injustes, mais les Écritures nous disent que Dieu, lui, est juste, et si nous prenons ce fait en considération alors, il ne peut y avoir de fatalité (ou de destin) dans la Chute de l'homme. Toutes les parties (Satan inclus) ont exercé leur libre arbitre et ont été jugés en fonction de leur part à cet événement.

La Chute de l'homme n'était donc pas inévitable... Et jusqu'à ce que l'acte fût accompli, il pouvait être évité

Autre question. Si les Écritures nous donnent le commandement d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. (De 6:5), ce commandement présupposé qu'il peut être désobéi et que celui qui le désobéi en portera la responsabilité. Cela suppose un choix véritable, sinon, la punition des pêcheurs serait arbitraire, irresponsable et irrationnel. Mais ce n'est pas le cas. Si le choix disparaît, l'amour aussi disparaît dans une brume déterministe. Tout est fixé d'avance. L'initiative ainsi que la reponsabilité ne sont que des fictions. Il faut noter que si le libre arbitre est effectivement une fiction alors pourquoi émettre les commandements "Tu ne..." car les hommes vont de toute manière faire ce qu'ils ont été programmés pour faire ? Il en est de même dans un contexte cosmologique darwinien où la détermination est matérielle, où n'existe que des causes matérielles. L'amour n'est alors qu'une réaction physiologique à des phéromones et autres stimulus. Rien de plus...

Au niveau de l'évangélisation d'ailleurs un grand nombre de calvinistes évitent les conséquences logiques de leur système et se comportent comme si le libre arbitre de l'homme était important, sinon essentiel (mais sans l'admettre en public, évidemment). D'ailleurs pourquoi Dieu aurait-il ordonné aux apôtres "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. " (Matt. 28: 19) si son plan souverain allait vraiment s'accomplir peu importe la réponse de l'homme ?? Dans le contexte de la doctrine de la prédestination cet ordre devient tout simplement futile, sinon ridicule. Pas la peine de demander l'obéissance à quelque chose qui est inévitable de toute manière. Cette question est d'ailleurs au coeur du parabole des talents en Matthieu 25: 14-30.

Dans un contexte hyper-calviniste où l'on rejette TOUTE initiative (et responsabilité) humaine, il est fort difficile d'interpréter certains versets comme Deut 32: 4-6

Ou celle qui suit qui commente un événement dans la vie du roi Ézéchias décrit avec de plus amples détails dans Ésaïe chap. 39.

Ou encore chez Jérémie (Je 15: 19)

Si Dieu est absoluement souverain et que le libre arbitre est une fiction, pourquoi ces nombreux "si" dans les Écritures? Dieu n'a qu'à décréter et tout est réglé... On peut aussi penser au verset suivant dans Matt. 23: 37.

Le problème du libre arbitre apparaît aussi dans Luc (17 11-19) où dix lépreux viennent à la rencontre du Seigneur, recherchant la guérison. Jésus les envoie chez sacrificateurs pour authentifier leur guérison. Tous sont guéris. Un seul revient remercier le Seigneur. Et Jésus laisse tomber le commentaire (17-18) : " Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils? Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu? " Mais si Dieu est souverain au sens absolu, alors pourquoi ce commentaire? Si Dieu avait tout programmé et si la volonté humaine est une fiction, alors ce serait, au mieux, une blague de mauvais goût.

Dans un sens strictement calviniste, si DIeu veut accueillir quelqu'un, personne ne saura s'opposer à une telle action, mais le verset de Matt. semble clairement indiquer que la volonté humaine joue un rôle non négligeable. Je ne veux certes pas donner l'impression que notre volonté puisse être, de manière ultîme la source de notre salut, JAMAIS ! Pour ma part, je crois que Dieu est effectivement souverain, mais pas à manière des calvinistes qui croient que cela implique nécessairement un Dieu qui contrôle TOUT, un peu comme un marionnettiste qui, en jouant des ficelles, contrôle ABSOLUEMENT TOUS les mouvements de sa marionnette. Pour ma part, si je crois que Dieu est effectivement souverain (même si mon fils de deux ans essaie de me grimper dessus tandis que j'essais d'écrire ces lignes), c'est plutôt comme un super artiste au meilleur de ses talents. Peu importe les cochonneries qu'on lui donne comme matière première, il est toujours capable d'en faire un chef-d'oeuvre ! Je crois que c'est plutôt de cette manière que Dieu opère dans le monde déchu que nous connaissons.

Le libre arbitre est donc quelque chose qui existe bel et bien, mais la souveraineté de Dieu n'en est pas entamé pour autant ! Sans doute il s'agit d'un véritable paradoxe, mais c'est ce qui explique le mieux les faits. Je pense qu'à quelque part bien des calvinistes ont une image de Dieu d'un dieu pas trop sûr de lui, un peu insécure, à qui l'idée du libre arbitre humain rendrait mal à l'aise, comme si son «honneur» en était menacé. Ce dieu a donc besoin de sa souveraineté absolue et le garde jalousement car sinon il serait «déshonoré». À mon avis, la volonté humaine n'est pas corrompu, ni incorrompu. Il est ni l'un ni l'autre. Il s'agit simplement un fait observable, lié à l'existence humaine, tout comme le fait que l'être humain est composé d'un corps et d'un âme ou encore que les êtres humains sont soit du sexe mâle ou femelle. La Chute de l'homme n'y change rien. Là où la Chute y change quelque chose est dans la manifestation de ces faits. Les journaux nous confirment à tous les jours que nous, les descendants d'Adam et Eve, sommes une race déchue.

CS LewisCS Lewis a écrit des choses fort intéressantes à ce sujet dans "Mere Christianity." à la section 3 Time and Beyond Time (du livre III: Beyond Personality). Mais l'explication que donne Lewis à cette question vient par un chemin détourné. Un jour on lui posa une "colle". "Comment Dieu peut-il être capable de répondre à tous les prières de milliers, voir des millions de personnes qui lui prient tous en même temps ?!" Lewis répondit que la difficulté fondamentale soulevé ici c'est qu'on suppose que Dieu est soumis aux même contraintes que nous. Et par conséquence nous voyons donc Dieu comme une standardiste frustrée qui tente, tant que peut se faire, de répondre à toutes les appels qui lui arrivent, mais s'il en arrive trop en même temps, certains devront patienter… Évidemment, c'est ce qui nous arrive lorsque nous devons faire beaucoup de choses en très peu de temps. Généralement, plus nous sommes rapides, moins nous sommes efficaces. D'après Lewis l'erreur vient du fait qu'on suppose que Dieu soit pris dans le temps tout comme nous.

De l'avis de Lewis, Dieu n'est pas dans le temps comme nous le sommes. Afin d'illustrer ce que cela implique pour la question posé plus haut il donna une petite illustration. "Disons que j'écris un roman. J'y écris "Marie posa son travail, à l'instant même on frappa à la porte" Il note que pour Marie, entre l'abandon de son travail et le bruit à la porte il n'y a pas de passage du temps. Mais moi, qui est le créateur de Marie je ne vit pas dans ce temps imaginaire. Entre l'écriture de la première partie de la phrase et celle de la deuxième je peux m'asseoir pendant 3 heures et penser à Marie. Je peux réfléchir à son sujet comme si elle était le seul personnage dans tout le livre et pour aussi longtemps que cela me plaîrais. Et tout le temps que j'y consacre (en tant que auteur) n'aura aucune influence sur le temps de Marie. Elle ne s'en apercevra jamais.

Dieu n'est donc pas pressé de répondre à tous nos appels (comme la standardiste frustrée pouvait le faire à l'époque où les téléphones furent introduits dans la première moitié du 20e siécle). Il a tout son temps. Il peut consacrer un temps infini à chacun d'entre nous, de manière personnelle. Il n'a pas à nous traiter "en vrac", ni crier "NEXT"! Il remarque que lorsque Christ est mort, Il est mort pour toi individuellement comme si vous étiez la seul personne dans l'univers. Lewis admet que son illustration comporte une faiblesse car si l'auteur du roman n'est pas pris dans le temps imaginaire de son roman, il est néanmoins soumis aux contraintes du temps réel de son existence propre. Lewis est d'avis que Dieu n'est d'aucune façon soumis au temps.

Vers la fin de la section 3 Lewis note qu'une des difficultés liés au fait de croire que Dieu est "dans" le temps tout comme nous, vient du fait que Dieu sait aussi ce que nous allons faire dans l'avenir. Mais comment pouvons-nous être réellement libres si Dieu sait ce que nous allons faire ? Pour expliquer ce paradoxe, Lewis retourne à son analogie du roman. Lorsque nous lisons un roman, nous pouvons la lire de manière linéaire, un chapitre après l'autre, en commençant par le début. Mais certains lecteurs (et lectrices) impatient(e)s feront fit de toutes les conventions littéraires et iront lire le dernier chapitre avant d'en avoir terminé le reste. Ils auront trichés ! Mais en trichant de la sorte ont-ils contraint l'auteur à écrire le scénario qu'il a publié ? Évidemment pas ! De même, Dieu, s'il connaît notre avenir à l'avance (en ce qui nous concerne), cela n'impose aucune contrainte sur la race humaine. NOUS écrivons notre histoire ! Dieu n'est donc pas "dans" le temps du tout. Il vit dans un éternel présent, car l'espace et le temps ont été crées par Lui. 1920, 1960 et 1997 sont tous présents pour Lui, car sa vie est Lui-même. Le temps c'est sa création, Il en fait ce qu'il en veut; tout comme le potier avec l'argile. Les contraintes que nous vivons en tant que créatures délimités dans le temps ne Le touchent nullement. La pré-connaissance n'implique donc pas nécessairement prédestination. Chez les calvinistes, généralement, ces deux concepts sont liés. Pour l'amusement du lecteur je terminerai d'ailleurs avec un extrait du roman Perelandra par C. S. Lewis qui touche ces questions. Dans cet extrait, le personnage principal du roman , Ransom, lutte avec une décision très difficile.

À vrai dire, si un Dieu souverain décide d'accorder la faculté du libre arbitre à l'homme, qui saura s'opposer à sa volonté souveraine et inéluctable? Si on lit attentivement, les trois versets qui suivent font, à mon avis, un bon tour d'horizon de la question. On y retrouve autant la souveraineté de Dieu et la responsabilité (et, implicitement, la liberté) humaine.

Qui dira qu’une chose arrive, Sans que le Seigneur l’ait ordonnée? N’est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent Les maux et les biens? Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. (Lam. 3: 37-39)

Et dans le Nouveau Testament on rencontre ces deux éléments dans le chapitre 6 de Jean. Dans ce chapitre Jésus fait une allocution plutôt provocatrice sur le Pain de Vie et bien des gens qui le suivaient pour des raisons matériels (nourriture et miracles) commencent à trouver que Jésus «va trop loin». Après ce discours, bien des disciples le quittent. Au verset 65 Jésus lâche un énoncé confirmant la souveraineté de Dieu lorsqu'il dit: «C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.», mais deux versets plus loin Jésus pose une question aux douze (qui ne l'ont pas encore quitté): «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?» Il est clair qu'à moins que la question soit totalement factice, le libre arbitre de l'homme est un concept bien supporté par les Écritures. Et tout comme Adam et Ève dans le Jardin, les hommes et femmes d'aujourd'hui font des choix avec des conséquences bien réelles.

Il est bien connu que les théologiens (comme tous les autres hommes) aiment bien gagner leurs arguments. Mais parfois, avec la grâce de Dieu, même entre armeniens et calvinistes on arrive à trouver un terrain d'entente comme en témoigne la disussion en anglais qui suit (qui eut lieu le 29 déc. 1874) entre Charles Simeon (un calviniste) et John Welsey (un arminien). Charles Simeon ouvre la conversation en disant:

On est tous bien d'accord que Dieu est en contrôle, mais de quelle manière, là est la question... Ce que je peux dire, c'est que ceci constitue l'état de ma réflexion actuelle.

 

Paul Gosselin



Références

Does God's omniscience conflict with human free will? (Wintery Knight - 02/09/2017)