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Samizdat

En 1946 C. S. Lewis décrivait avec précision
la mentalité Davos...




Paul Gosselin (29/7/2023)

Depuis le début de la crise du Covid, les interventions et l'idéologie promue par la secte de Davos et du Forum Économique Mondial (FEM) ont reçu beaucoup plus d'attention qu'auparavant. En examinant les discours et l'influence politique de Davos un public plus large a graduellement pris conscience d'un profond courant d'eugénisme génocidaire chez les pions de Davos. Par exemple, Yuval Harari, bras droit de Klaus Schwab et porte-parole du FEM a déclaré publiquement qu'a son avis il y avait “ trop de personnes sur la planète ”[1]. Un autre membre imminent de la secte de Davos, soit le milliardaire Bill Gates, a des avis semblables.

Clive Staples LewisRécemment, en feuilletant au hasard un vieux roman de C.S. Lewis (soit That Hideous Strength/Cette puissance hideuse, chap. 12), je suis tombé sur la citation qui suit qui décrit avec précision la logique génocidaire (et le mépris absolu du peuple) qui est un courant profond chez la secte de Davos au pouvoir pratiquement partout en Occident. Dans le roman, c'est le personnage Frost qui parle, un membre de la secte mondialiste et élitiste, la NICE [ou “National Institute of Co-ordinated Experiments”]. Discutant des répercussions d'un série de guerres mondiales Frost affirma (1945/2008: 348-349) :

Si d'emblée on peut considérer la Trilogie cosmique rien qu'une fiction, dans dans le premier volume de cette série, Out of the Silent Planet, Chapter XXII aux pages 132-33 (Samizdat Ebook), Lewis semble faire une allusion mystérieuse, un lapsus délibéré.

It was Dr Ransom who first saw that our only chance was to publish in the form of fiction what would certainly not be listened to as fact. He even thought — greatly overrating my literary powers — that this might have the incidental advantage of reaching a wider public, and that, certainly, it would reach a great many people sooner than 'Weston'. To my objection that if accepted as fiction, it would for that very reason be regarded as false, he replied that there would be indications enough in the narrative for the few readers — the very few — who at present were prepared to go farther into the matter.
'And they,' he said, 'will easily find out you, or me, and will easily identify Weston. Anyway,' he continued, 'what we need for the moment is not so much a body of belief as a body of people familiarized with certain ideas. If we could even effect in one per cent of our readers a change-over from the conception of Space to the conception of Heaven, we should have made a beginning.'

Cela donne vraiment l'impression que Lewis avait accès à des informations peu connues du grand public aux sujet des sociétés secretes et de leurs objectifs. Mais puisque cette allusion figure à la fin du premier volume, lorsque que le lecteur parvient à That Hideous Strength il aura oublié ce mot apparement sans importance. Ce n'est que si nous retournons à cette allusion APRÈS avoir lu toute la Trilogie (particulièrement THS/CPH) que cela provoque une réflexion sur le message plus sérieux que Lewis a pu tenter transmettre...

Chose curieuse, si ce roman avait été publié pendant la crise du Covid, on aurait accusé Lewis d'être «complotiste», car il est amplement question de complot dans ce roman. Mais revenons à Davos. Si on tient compte du discours sortant de ce groupe, il est manifeste que le concept d'un eugénisme génocidaire décrit ici par Lewis ici n'a pas quitté les cercles de pouvoir en Occident malgré les horreurs de l'Holocauste. Il est également manifeste que chez nos élites postmodernes, aucune leçon n'a été apprise suite aux horreurs du 20e siècle, sinon qu'il fallait changer de stratégie et se faire plus subtils... Ainsi, comme les nazis, les pions de Davos actuellement au pouvoir dans le monde développé sont tout à fait engagés vis-à-vis du concept d'eugénisme génocidaire sauf qu'ils jouissent d'une maîtrise décuplée du marketing et de la manipulation de la population que les nazis n'auraient jamais imaginés.

Hannah ArendtIl est étonnant de constater que la politicologue juive Hannah Arendt ait fait un lien semblable. Dans son oeuvre magistral, The Origins of Totalitarianism (édition anglaise... ou «Origines du totalitarisme» rédigé juste après la Deuxième Guerre mondiale), Arendt examina les idéologies totalitaires du 20e siècle, et comme Lewis, elle fait un lien entre totalitarismes et les sociétés sécrètes. Pour éviter tout malentendu, elle ne nomme pas les franc-maçons, mais les commentaires ci-dessous collent assez bien de ce qui est connu des principes de fonctionnement des francs-maçons. Voyez (1948/1976: 376-377):

The totalitarian movements have been called "secret societies established in broad daylight." Indeed, little as we know of the sociological structure and the more recent history of secret societies, the structure of the movements, unprecedented if compared with parties and factions, reminds one of nothing so much as of certain outstanding traits of secret societies." Secret societies also form hierarchies according to degrees of "initiation," regulate the life of their members according to a secret and fictitious assumption which makes everything look as though it were something else, adopt a strategy of consistent lying to deceive the noninitiated external masses, demand unquestioning obedience from their members who are held together by allegiance to a frequently unknown and always mysterious leader, who himself is surrounded, or supposed to be surrounded, by a small group of initiated who in turn are surrounded by the half-initiated who form a "buffer area" against the hostile profane world. With secret societies, the totalitarian movements also share the dichotomous division of the world between "sworn blood brothers" and an indistinct inarticulate mass of sworn enemies." This distinction, based on absolute hostility to the surrounding world, is very different from the ordinary parties' tendency to divide people into those who belong and those who don't. Parties and open societies in general will consider only those who expressly oppose them to be their enemies, while it has always been the principle of secret societies that "whosoever is not expressly included is excluded." This esoteric principle seems to be entirely inappropriate for mass organizations; yet the Nazis gave their members at least the psychological equivalent for the initiation ritual of secret societies when, instead of simply excluding Jews, from membership, they demanded proof of non-Jewish descent from their members and set up a complicated machine to shed light on the dark ancestry of some 80 million Germans.

On pourrait donc déduire que le communisme sous Staline ou le nazisme sous Hitler furent des projets franc-maçons... Tenant compte des donnés que nous présent Arendt, ce ne serait pas une déduction irrationnelle. Mais, pour dissiper tout malentendu, Arendt n'affirme pas une telle chose. D'un autre côté, serait-ce rationnel de prétendre que ce soit uniquement un hasard qu'aussi bien le communisme sous Staline et que le nazisme sous Hitler ont calqué leurs principes de fonctionnement (et leur élitisme et leur mépris de la démocratie) sur les francs-maçons? Un hasard qui s'est répété deux fois, côte à côte?? Il est d'autant plus étonnant que Lewis et Arendt aient tous les deux fait un lien entre totalitarismes et sociétés secretes, mais i faut noter qu'ilsl l'ont fait pratiquement au même moment, car That Hideous Strength fut publié en 1946 et The Origins of Totalitarianism fut publié initalement en 1948.

Et voici un passage assez préscient de Lewis (toujours trié de That Hideous Strength/Cette puissance hideuse) qui laisse entendre que la secte de Davos sont des dévots d'une idéologie comparable aux méchants du roman de Lewis (1945/2008: 275-276):

He understood the whole business now. Frost was not trying to make him insane: at least not in the sense Mark had hitherto given to the word"insanity". Frost had meant what he said. To sit in the room was the first step towards what Frost called objectivity — the process whereby all specally human reactions were killed in a man so that he might become fit for the fastidious society of the Macrobes. Higher degrees in the asceticism of anti-Nature would doubtless follow: the eating of abominable food, the dabbling in dirt and blood, the ritual performances of calculated obscenities. They were, in a sense, playing quite fair with him — offering him the very same initiation through which they themselves had passed and which had divided them from humanity, distending and dissipating Wither into a shapeless ruin while it condensed and sharpened Frost into the hard, bright, little needle that he now was.

Eh si le personnage principal de Lewis est la victime d'un processus initiatique manipulteur et perverse, il y a lieu de penser que la secte de Davos a en quelque sorte débuté une initiation semblable, mais à échelle planétaire... Certains seront étonnés d'apprendre que non seulement ce roman apocalyptique de Lewis a été lu par le fameux romancier George Orwell, auteur de 1984, mais que Orwell a fait un compte rendu du roman de Lewis qui comporte cette observation.

Et dans son roman 1984, Orwell fit expliquer par un de ses personnages maléfiques (O'Brien) le stade final du processus cauchemardesque initié par les mondialistes (1949 : Troisième Partie - Chapitre III) :

George OrwellIl faut noter que le roman 1984 par Orwell fut publié en 1949, c'est-à-dire APRÈS la publication de la Trilogie de l'espace par CS Lewis (That Hideous Strength est le dernier de cette série). De ce fait il est donc tout à fait possible que Lewis ait pu influencer le roman d'Orwell[2]...

Mais revenons à ce courant génocidaire chez nos élites. Je le sais, certains ne pourront jamais imaginer qu'en 2023 nos élites soient méchants à ce point (c'est-à-dire agissant avec une logique comparable à celle affichée par les personnages de That Hideous Strength ou encore 1984), mais pour se faire une idée juste au sujet des élites au pouvoir en 2023, notez bien toute l'énergie que ces mêmes dirigeants mettent pour exercer la censure sur Internet, violer la liberté de conscience sur le plan médical[3] imposeraient volontiers un système de contrôle économique comme la Chine [via l'abolition de l'argent papier] et corrompre la moralité sexuelle de la jeunesse, la génération qui monte. Ils sont tout à fait disposés de nous conduire à Sodome et Gomorrhe[4]...

Si au 20e siècle le mal s'est montré le visage sous l'intermédiaire de régimes totalitaires comme les Nazis et les Communistes, il faut considérer qu'en 2023 le Mal puisse se présenter avec un visage autre, un visage plus subtil, plus hypocrite... Il me semble clair que les pions de Davos partout au pouvoir en Occident sont un jugement sur cette génération. Mais dans les églises chrétiennes, combien de pasteurs osent parler SÉRIEUSEMENT de jugement à cette génération? Où sont les Jean-Baptistes?? Le "confort" les a-t-il tous tués??

Mais à ces pervers assoiffés de pouvoir les Écritures répliquent

Et au jour de détresse Dieu dit à ses fidèles

Que Dieu nous garde et nous secourt et nous garde les yeux sur Lui.




Références

Arendt, Hannah (1948/1976) The Origins of Totalitarianism. Harvest Book New York xliii-576 p.

Kelly, Richard (2025) From the Sublime to the End of the World. (Brownstone Institute - 26/6/2025) -> discussing C.S. Lewis' Abolition of Man.

Klinghoffer, David (2025) John West: How C. S. Lewis Anticipated Our Experience of Scientism. (Evolution News - 10/1/2025)

Lewis, C. S. (1946) That Hideous Strength. -> Ebook

Lewis, C. S. (1945/1967) La trilogie cosmique: Le silence de la terre ; Voyage à Venus ; Cette hideuse puissance. traduit de l'anglais par Maurice Le Pichoux - Éditions Opta, xiv, 543 p.

Lewis, C. S. (1945/2008) La trilogie cosmique. 3, Cette hideuse puissance : conte de fées moderne pour adultes. [Maurice Le Péchoux - Traducteur] Gallimard, Paris (Collection: Folio science-fiction, 314) 520 p.

Orwell, George, (1945) The Scientist Takes Over”, Review of C. S. Lewis, That Hideous Strength (1945) Manchester Evening News, 16 August 1945

Orwell, George (1949) Nineteen Eighty Four. (Ebook)

Orwell, George (1949/2018) Mille Neuf Cent Quatre-Vingt-Quatre. Trad. de l'anglais par Josée Kamoun, Gallimard [Collection Du monde entier] 384 p.

Ponesse, Julie (2025) Babel Moments. (Brownstone Institute - 24/9/2025)

 


Notes

[1] - Eh non, ce n'est PAS une blague. Mais on peut supposer que celui qui exprime un tel avis s'exclut des individus en trop... Pour se faire une petite idée de la vision qui nourrit le “prophète” de la secte de Davos, on peut prendre connaissance des deux articles qui suivent.

Un conseiller du Forum économique mondial affirme que la planète n'a plus besoin de la “ grande majorité ” de la population. (Emily Mangiaracina/LifeSiteActualités - Les moutons enragés - 16/8/2022)

WEF Adviser Yuval Harari: 'We Just Don't Need the Vast Majority of the Population' in Today's World. (Robert Kraychik - Breitbart - 10/8/2022)

En France, on attribue ces commentaires méprisables au gourou politique Jacques Attali

Conversation avec Jacques Attali, (1981) tiré de “ L'avenir de la Vie ” par Michel Salomon (Éditions Robert Laffont, collection Les Visages de l'avenir. Prospective sociale, France, Paris, 1 février 1981) -> copie sur WebArchive

Difficile de trouver mieux comme expression ouverte du mépris des élites pour le peuple... Et en 2010 le prince Philip (conjoint de feu reine Elizabeth II), fit ce commentaire lugubre :

Si j'étais réincarné, j'aimerais l'être sous la forme d'un virus mortel afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation. (Le Prince Philip d'Édimbourg, mari d'Élizabeth II, reine d'Angleterre)

Le Prince Philip, le WWF [World Wildlife Fund] et la conspiration bénédictine. (Karel Vereycken - Solidarité & Progrès - 8/12/2010)

Et il faut bien prendre conscience que Harari, Attali et le prince Philippe parlent pour un cercle d'individus parmi les plus puissants de la terre actuellement, tant sur le plan politique, économique, médical, juridique et médiatique. Ce ne sont PAS des paroles en l'air....

[2] - Note que Lewis a publié un bref essai intitulé Abolition of Man/Abolition de l'homme qui reprends les idées de That Hideous Strength, mais sous forme de texte philosophique. Et tous ces textes intégraux sont au catalogue des Ebooks de Samizdat. Notons qu'au Canada, tous les ouvrages de Lewis publiés de son vivant sont de domaine publique depuis 2014.

[3] - C'est-à-dire imposer un traitement médical expérimental (vaccin anti-Covid) avec la force de l'État et ce au moyen de violations massives de la convention de Nuremberg et les Accords de Helsinki (avec la complicité des technocrates médicaux de presque tous les pays développé).

[4] - Et si on pense que je blague ou que “j'exagère” sur cette question, alors consultez le dossier de presse sur le djihad sexuel postmoderne.