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Samizdat

La religion de l'enviro-climatologie...




    "Now the trouble about trying to make yourself stupider than you really are is that you very often succeed."
    (CS Lewis: Magician's Nephew)


Paul Gosselin (2019)

Je suppose que si on écoute un peu les nouvelles il est impossible de ne pas avoir entendu parler de Greta Thunberg et son discours extraordinaire(ment culpabilisant) aux Nations Unies. Elle est certaine que la fin du monde c’est dans dix ans... Et la planète se fait faire la morale par une fillette de 16 ans... Mais il est bon parfois de prendre un peu de recul devant le mouvement de panique environnemental actuel, car les prédictions environnementalistes de la fin du monde sont monnaie courante. Dans les années 70 les scientifiques et intellectuels du renommé Club de Rome ont émis un rapport apocalyptique très sérieux intitulé The Limits to Growth dont j’ai une copie dans ma bibliothèque. Vers la page 59 on discute de l’augmentation de la population du monde contre les terres arables disponibles. Ces scientifiques étaient convaincus que l’Apocalypse environnementale était pour l’an 2000. Textuellement on dit (1972/75: 59-60):

Figure 10 shows that even with the optimistic assumption that all possible land is utilized, there will be a desparate land shortage before the year 2000 if per capita land requirements and population growth rates remain as they are today.

C’est assez curieux, mais on a dépassé l’an 2000 depuis un moment et il y a toujours de la bouffe disponible à mon épicerie locale... Et de l’avis des bonzes du Club de Rome, ils avaient aussi la certitude que le pétrole devait être épuisé vers 1992 [Wikipedia]... Et ils ne pouvaient pas se tromper, car tout avait été modélisé sur les super-ordis de l’époque... Depuis on a compilé une liste de prophéties environnementales annoncées avec grande certitude, mais complètement ratées...

Myron Ebell, Steven J. Milloy (2019) Wrong Again: 50 Years of Failed Eco-pocalyptic Predictions. September 18, CEI

Climate Change Hysteria—Is It Justified? Ken Ham – AiG - September 30, 2019

Alors si de grands scientifiques et intellectuels bien éduqués se sont gourés à ce point sur leurs prédictions d’Apocalypse environnemental alors n’est-ce pas logique de prendre avec un TRES GROS grain de sel, les prédictions apocalyptiques de Sainte-Greta, une fillette de 16 ans?? En tout cas, l’athée français, Michel Onfray n’est apparemment PAS un fan de la Greta.

Greta la science. Michel Onfray

Onfray pose une question intéressante, soit

«Ce qu’elle lit, à défaut de le dire librement, n’est pas écrit par une jeune fille de son âge. La plume sent trop le techno. Sa voix porte le texte d’autres qui n’apparaissent pas. Qu’est-donc d’autre qu’un cyborg, si ce n’est le sujet d’acteurs invisibles?»

C’est tout de même une question qui se pose... De QUI Greta est la porte-parole/marionnette? Après tout, pour le marketing, c’est une excellente stratégie pour mettre son discours (ultra-culpabilisant) à l’abri de la critique, c'est-à-dire plutôt que prendre soi-même sa responsabilité d’adulte de faire ses propres arguments en public (et accepter les critiques), on les fait prononcer par une jeune fille innocente? Qui oserait taper sur une jeune fille?? Qui oserait la critiquer? Assez efficace...

Un indice que l'on a affaire avant tout à une religion avec ce discours sur les changements climatiques c'est que ces partisans ne tolèrent PAS la remise en question des DOGMES de cette religion. Et lorsqu’on tente d’examiner avec quelque distance critique les affirmations des partisans des changements climatiques, on n’hésite pas devant de petits jeux d’intimidation pour étouffer la moindre remise en question. À mon sens c’est un indice de la FAIBLESSE des arguments scientifiques des adeptes de la religion enviro-climatologique... Voici un cas parmi tant d’autres...

Rowdy student protest shuts down campus forum debunking climate alarmism (College Fix - VIDEO).

Un indice du caractère fondamentalement religieux du discours enviro-climatologique est que dialogue, ainsi que les questions sérieuses, sont exclues... Il faut CROIRE!!!!!  Puisque l’affirmation que l’homme est responsable de tous les malheurs de la planète est un DOGME chez les adeptes de la religion enviro-climatologique alors il en découle que tous ceux qui n’acceptent pas ce dogme (en anglais, les “deniers” ou les négationnistes) sont des individus moralement incompétents, foncièrement malhonnêtes, des incroyants, des hérétiques... Après tout si le super-star du cinéma, DiCaprio, l’a dit, ça doit être vrai...

Leonardo DiCaprio Denounces Climate Change Deniers at Exclusive NYC Festival.  (Emily Zanotti - DailyWire)

Ah... les climate change deniers, quelle expression ronflante et culpabilisante... À mon avis, la manière dont les partisans du changement climatique traitent leurs critiques est un indice important que le "changement climatique" est en fait une science bidon. Ou plus précisément, il s'agit davantage d'une croyance/superstition que d'une science. Pensez-y. Lorsque Einstein a commencé à promouvoir sa théorie de la relativité, a-t-il été qualifié de "Newton-denier" par les défenseurs de la physique classique (le consensus de l'époque ...) ou fut-t-il l'objet de l'ostracisme dans la communauté scientifique? Non, la relativité est une science réelle dotée de véritables preuves empiriques. Ce qui diffère de la situation actuelle est que les partisans de la physique newtonienne et la relativité étaient TOUS engagés à examiner les données empiriques, ce qui n'est clairement pas le cas chez les partisans du changement climatique.

Mais d'où vient l'expression «négation du changement climatique»? De toute évidence, ils essaient d'établir un lien moral entre les «négationnistes de l'Holocauste» et les détracteurs du changement climatique. Et comme la plupart des gens qui s'intéressent à l'histoire savent qu'il existe de nombreuses preuves que les nazis ont tuées des millions de Juifs (et d'autres groupes) pendant la Seconde Guerre mondiale, l'expression «négation du changement climatique» implique deux choses,

1) qu'il existe des preuves massives que les humains causent les changements climatiques et
2) que quiconque nie cela est MORALEMENT équivalent à un négationniste de l'Holocauste.

Marketing très intelligent et fort efficace... Ainsi, le rejet du changement climatique devient une sorte d'hérésie immorale! Et comme on le sait, les hérétiques n'ont pas droit de parole. Il FAUT les faire taire (et les exclure de postes d'influence...). Et le fait que les adeptes d'Al Gore aient abandonné l'expression "réchauffement climatique" pour l'expression PLUS VAGUE de "changement climatique" est également révélateur. Le philosophe des sciences, Karl Popper, a soutenu que la caractéristique la plus importante d'une théorie scientifique véritable était que ses déclarations fondamentales étaient précises et pouvaient être formulées sous une forme pouvant être réfutée, c'est-à-dire prouvée fausse. Le glissement du "réchauffement global" vers l'expression PLUS VAGUE de "changement climatique" va dans le sens opposé à laquelle la science est supposée aller... Il est clair que les propagandistes de l'écologie veulent propager des dogmes qui ne peuvent être réfutés. Ils exploitent la science uniquement pour le prestige et pour protéger leur idéologie des critiques. Et de toute façon, un enfant de dix ans qui passe la tête tous les jours dans la fenêtre s'accordera pour dire que le climat est en train de changer... BEAUCOUP de preuves empiriques à ce sujet ... Et alors?

Et le texte examine l’hypocrisie implicite des apôtres de la nouvelle religion apocalyptique de l'enviro-climatologie...

The Cult of Greta Thunberg: This young woman sounds increasingly like a millenarian weirdo. (Spiked-Online)

Et touchant le rôle idéologico-religieux dans lequel on a poussé Greta:

Greta Thunberg, une nouvelle prophétesse. (Evangeliquesdubas-rhin - 2019)

Et puisque toute religion exige ses rituels, en voici de particulièrement touchants:

Seminary defends confessing sins to plants: ‘Beautiful, moving ritual’. (College Fix)

Seminary Students Confess Their Sins... to Plants. AiG

Tiens, on devrais envoyer des anthropologues étudier les superstitions écolos de ces peuples primitifs... Eh oui, pour les dévots de l'écologie la plante devient leur confessionnal... Ceci dit, on ne peut pas dire que les plantes ne soient pas douées pour l’écoute. Mais, pour donner l’absolution, il faut regarder ailleurs, je crois... Si on va au fond des choses, au coeur de la religion enviro-climatologique il y a une haine de l’homme. Et dans cette religion Christ serait venu pour sauver l’environnement, non pas l’homme (qui ne mérite PAS d’être sauvé, pollueur qu’il est). Non, pour les adeptes de la religion enviro-climatologique le Démon c’est l’homme. Et voilà qu’on a trouvé un super-héro pour taper sur ce clou et jouer le super-culpabilisateur...

‘Aquaman’ Jason Momoa Says ‘We Are A Disease Infecting Our Planet,’ Rips Trump At U.N. (James Barrett - DailyWire)

Eh oui, il a bien dit l’homme; c'est-à-dire l'espèce humaine, hommes, femmes et enfants sont une maladie[1]... Mais il faut bien mesurer ses mots, car une maladie, on cherchera toujours à l’éliminer, l'éradiquer et ce, sans pitié...

Et voilà que dans cette nouvelle religion on va même jusqu’à faire des voeux de chasteté.

Climate Hysteria: Teen Activist Amasses 3,300-Plus Signatures For #NoFutureNoChildren Pledge. (Amanda Prestigiacomo - DailyWire.com)

Enfin, des voeux de chasteté, on y est presque... On peut supposer que ces voeux n’excluent pas un avortement si par hasard une aventure de fin de semaine avait des conséquences imprévues... Je ne sais pas si je suis cynique, mais il est possible que la logique derrière ces voeux pieux est que gueuler contre l’exploitation de l’environnement est plus facile que d’élever des enfants sains d’esprit... Mais tout ça ne s'arrête pas là, car parmi les adeptes de la religion enviro-climatologique, il y en a qui sont, à la manière des djihadistes, prêt au martyre (sinon, à des coups de pub spectaculaires).

Un manifestant pour le climat est dans l'avion alors que Londres arrête parmi les 1 000 personnes. (Alistair Smout et Michael Holden - News24.fr - 10/10/2019)
Climate protester climbs on departing British Airways plane in Extinction Rebellion stunt. (Christopher Jasper and Olivia Konotey-Ahulu - National Post - 10/10/2019)

Et sur les incohérences de la religion enviro-climatologique (si on tient compte du mythe d’origines matérialiste[2], la théorie de l’évolution, qui lui sert de fondation), voici

David F. Coppedge (2019) Moral Passion by Evolutionists Makes No Sense: One needs a timeless, universal standard to declare what people should do. Evolution has no such thing.


Une question qu’on m’a posée
Un contact internet m’a posé la question suivante:

Il me semble qu’il y a des années-lumière entre le culte de l’environnementalisme et une préoccupation saine concernant l’état de notre planète et notre responsabilité individuelle et collective face à la pollution dont on n’oserait pas nier les ravages à moins d’être aveugles. Es-tu d’accord là-dessus?

Voici ma réponse:

Oui, bien d’accord qu’il y a années-lumière entre le culte de l’environnementalisme et une préoccupation saine concernant l’état de notre planète et notre responsabilité individuelle et collective face à la pollution. Tout à fait d’accord même (comme toi je recycle mes rebuts papier, métal, etc. et je pense que c’est bien de ne PAS gaspiller des ressources que Dieu nous a données). Et je suis tout à fait d’accord aussi avec les efforts des premiers écolos qui se souciaient de bouteilles de vitre cassées sur les plages, de canettes d’aluminium sur le bord des chemins, d'espèces en danger d'extinction comme la grue blanche d'Amérique (qui faillit disparaître dans les années 40), de mercure qui s’introduit dans la chaîne alimentaire ou encore de déversements chimiques industriels. Là on parle de choses OBSERVABLES. À mon avis de chrétien ce type d'écologisme empirique et régional fait partie du mandat de Création donné à Adam et Eve.

Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. (Ge 1:26)

Évidemment que les dévots des Lumières autant que les postmodernes hypocrites seront scandalisés par le concept de la domination de la nature par l'homme, mais ils sont les premiers à exploiter ce crénaux et TRES zélés pour nous culpabiliser sur notre responsabilité à l'égard de la nature... Mais dans le monde décrit par Genèse 1, la domination de l'homme sur la nature ne pouvait être que bénéfique. Depuis la Chute, les choses sont bien différents et si la méchanceté de l'homme s'exprime à son prochain, il s'exprime également à l'environnement naturel, le monde que Dieu a crée. Il faut bien comprendre que le mandat de Création ne donnait pas carte blanche à l'homme, mais en fit un gestionnaire de la Création, avec des comptes à rendre au proprio... Et le livre de la Genèse ajoute un autre détail, c'est-à-cire que nous vivons dans un mon DÉCHU, un monde déglingué qui ne fonctionne PAS selon le plan initial du Créateur. Il doit donc être corrigé et géré correctement par l'homme. Dans sont essai, Some Thoughts, CS Lewis met les points sur les 'i's sur cette question (1970: 148)

Because God created the natural—invented it out of His love and artistry—it demands our reverence; because it is only a creature and not He, it is, from another point of view, of little account. And still more, because Nature, and especially human nature, is fallen it must be corrected and the evil within it must be mortified. But its essence is good; correction is something quite different from Manichaean repudiation or Stoic superiority.

Mais les médias occidentaux font l'amalgame entre un écologisme empirique saine et l’apocalyptisme écologique à la Greta (ou Al Gore). Je ne vois aucun lien entre les deux. Mais l'aspect pervers de l'Apocalypse à la Club de Rome (ou à la Sainte-Greta) découle du fait que l'on fait un amalgame pervers d'un environnementalisme responsable (qui veut réduire les polluants et encourager le recyclage des métaux utilisés dans les produits de consommation) et l’apocalyptisme environnementale qui exige que l'on admette que c'est la fin du monde dans 12 ans si on n'obéit pas aux exigences des souffleurs de discours de la Greta... Si on sépare ces deux choses, on peut arriver à des conclusions TRES différentes... Mais l'aspect pervers de l'amalgame des partisans de l’apocalyptisme environnementale est que si on rejette leur propagande, cela fait de nous des opposants à TOUTE forme d'environnementalisme. Ce qui est mensonger...

Si on reste dans le créneau de la Greta, il vous faudra obligatoirement prendre un bateau à voile pour le prochain voyage en Europe. Interdit de prendre l’avion, car ce serait l’apocalypse environnementale garantie.  Et pour aller travailler ou pour chercher son épicerie, le vélo et rien d’autre... On est tous d’accord?

En tout cas, je trouve justement bien intéressant cette affirmation qu’il “qu’il y a des années-lumière entre le culte de l’environnementalisme et une préoccupation saine concernant l’état de notre planète et notre responsabilité individuelle et collective face à la pollution”

Ça pose une question fort utile: Comment fais-tu cette distinction? Comment départager ces deux choses?


Les prophètes de la religion écolo
Il y a quelque temps je lisait un bouquin fastidieux, soit le Leviathan par Thomas Hobbes (et publié en 1651). Comme la majorité des penseurs des Lumières, Hobbes est d'un ennui à lire... Mais bon, Hobbes fait partie de la première génération des penseurs des Lumières comme Descartes et Voltaire. Les intellos des Lumières de cette génération repoussaient l'autorité des Écritures, mais généralement de manière subtile/hypocrite, car le souvenir de l'Inquisition était encore récente... Leurs écrits sont donc souvent exprimés dans un langage chrétien (Hobbes cite souvent la Bible). Enfin, dans son Leviathan Hobbes tente d'échafauder une science politique. Et dans ce cadre, Hobbes fait des observations fort intéressantes sur l'attitude à adopter face à l'homme qui se donne pour prophète et, de ce fait, exige que les hommes se soumettent à son autorité et influence:

[Every Man Ought To Examine The Probability of a Pretended Prophets] And consequently men had need to be very circumspect, and wary, in obeying the voice of man, that pretending himself to be a Prophet, requires us to obey God in that way, which he in Gods name telleth us to be the way to happinesse. For he that pretends to teach men the way of so great felicity, pretends to govern them; that is to say, to rule, and reign over them; which is a thing, that all men naturally desire, and is therefore worthy to be suspected of Ambition and Imposture; and consequently, ought to be examined, and tryed by every man, before hee yeeld them obedience; unlesse he have yeelded it them already, in the institution of a Common-wealth; as when the Prophet is the Civill Soveraign, or by the Civil Soveraign Authorized. (Part III, chap 36)

En effet, si les Greta Thunberg ou Al Gore se réclament une révélation spéciale de la science pour imposer leur prophéties et gagner de l'influence sur les hommes (particulièrement sur les gouvernements) alors, comme nous le conseil Hobbes, il éviter de bouffer naïvement les affirmations et prophéties de catastrophes des prophètes écolo et passer très sérieusement au crible leurs discours. Il faut noter que les prophètes écolo ne s'appuient pas sur des révélations surnaturels (comme Nostradamus par exemple), mais sur des révélations scientifiques. On exploite donc à fond le prestige de la science à des fins idéologiques. À ce titre, les études et les prédictions dérivées de modélisations sur ordinateur (modèles dont on ne discute jamais des prémisses de base) servent d'oracles aux prophètes de la religion écolo. Oracles tout à fait comparables (et, à la fin, aussi fiables) aux oracles de Delphes, les augures chez les romains, lisant les présages dans les trippes d'animaux ou encore les prédictions de Nostradamus... Et le prestige des prédictions scientifiques est d'autant plus efficace que dans le monde francophone particulièrement, car étant donné le puissante influence des Lumières il est inconcevable de remettre en question "la Science"... Autrefois le physicien français Jean-Marc Lévy-Leblond observait sèchement (1975: 41):

Les gens en général, bien qu'on leur enseigne certains des plus grossiers et des plus anciens résultats de la science, ont toujours eu peu ou pas de compréhension de ce qu'est réellement la science en tant que méthode. Cette ignorance a été perpétuée par tout l'enseignement primaire, secondaire, et même par l'importante partie de l'enseignement universitaire qui ne constitue pas une préparation à la recherche: la science y est enseignée dogmatiquement, comme une vérité révélée. Aussi, le pouvoir du mot «science» sur l'esprit du grand public est-il d'essence quasi mystique et certainement irrationnelle. La science est, pour le grand public et même pour beaucoup de scientifiques, comme une magie noire, et son autorité est à la fois indiscutable et incompréhensible. Ceci rend compte de certaines des caractéristiques du scientisme comme religion.

Comme le suggère Hobbes, évaluant l 'intérêt des prophéties écolos il faut aussi analyser quel peut être l'ambition matériel des prophètes écolo et poser la question à QUI est profitable toute cette montagne de fric généré par les "crédits verts" et les décisions politiques d'écraser certains secteurs économiques et favoriser d'autres. Si on ne considère que le domaine de l'énergie[3], des milliards de dollars sont en jeu...


Une autre question
On m’a déjà demandé:

Pourriez-vous me donner 3 ou 4 raisons pour lesquelles vous êtes climatosceptique ?

Voici ma réponse TRES rapide.

Dans mon cas, si la science de la météo a de la peine à prévoir (de manière FIABLE) la météo sur une région géographique très limitée au-delà de 2-3 jours, avec le discours climato-apocalyptique on nous dit qu'il faudrait croire que cette même science est à même de prévoir des scénarios météo à échelle planétaire, et ce pour des années à venir?? En ce qui me concerne, on fait alors des scénarios de science-fiction (ou des oracles pythoniques) plutôt que des théories scientifiques... Et il y a de bonnes raisons scientifiques pour douter de la thèse centrale que l’HOMME est la cause de tous les problèmes...

Voici un truc TRES à contre-courant de la mode panique-climatique, soit une allocution en anglais par un physicien norvégien, Ivar Giaever, gagnant d’un prix Nobel en physique sur le sujet de l’idéologie du réchauffement global/changement climatiques.

Nobel Laureate in Physics; "Global Warming is Pseudoscience". Lecture, 62nd Lindau Meeting, July 2012 (YouTube)

Je me suis beaucoup amusé à écouter cette conférence. Dès le début Giaever tape sur le bon clou en soulignant que «le réchauffement global/changement climatique» est promu en tant que religion, une chose à laquelle on DOIT croire (un dogme...), contrairement à la science, où des points de vue opposés et toutes les données empiriques peuvent être examinés tout à fait librement... Pourtant je me doute que les scientifiques actifs dans les universités ou les institutions gouvernementales dans la majorité des pays occidentaux, ne sont JAMAIS exposés à une discussion sérieuse où on présenterait une critique du «réchauffement de la planète/changement climatique» telle que celle que Giaever propose ici. Il est étrange que la description de cette page YouTube ne mentionne PAS le nom de l’orateur... À la toute fin de la vidéo, ils nomment finalement l’orateur, Ivar Giaever. Et ce m. Giaever fait quelques pointes d’humour hilarantes, même si son sujet est très sérieux... Évidemment je ne suis PAS d’accord avec ses commentaires sur les politiques pro-avortement du gouvernement chinois...


Maux de la fin...
En tant qu'anthropologue social, lorsque les gens commencent à être aussi enthousiastes et émotifs qu'à propos des questions de changement climatique, il s'agit d'un indice significatif que nous avons affaire à un CROYANCE, voire même à une superstition postmoderne plutôt qu'à de la science empirique. Par exemple, est-ce que les physiciens du début du 20e siècle, explorant les propriétés de la lumière, auraient-ils pensé accuser de «crimes de guerre», quiconque ne serait pas d'accord avec l'idée que la lumière était une particule (par opposition à une onde)? Aucune science réelle n'a besoin d'une telle démagogie, de chasses aux sorcières ou de tactiques manipulateurs. Un tel comportement est plus proche de l'Inquisition que de la science empirique. Bret Stephens, un éditorialiste du New York Times, a, dans sa première chronique, osé exprimer ses doutes sur le changement climatique. Évidemment l'Inquisition s'est rapidement mis en marche et des croyants furieux demandèrent la tête (la démission) de l'hérétique.

Liberals have epic meltdown after NYT columnist suggests science behind climate change isn't certain. (The Blaze)

Apparemment, plusieurs ont annulé leurs abonnements au NYT après avoir lu une telle hérésie exprimée librement dans leur organe de propagande préféré. Mais bon, c'est l'attitude typique du sectaire lorsque ses dogmes ont été remis en question... Les Américains ont une expression intéressante permettant de couper à l’essentiel qui dit “Follow the money”. Et dans cette situation où il est question de « taxes carbone, crédits verts, etc. », je pense que la première question à poser ici est “À QUI ce système comptable «écolo» profite-il? QUI s'en met plein les poches?”

Cynique comme je le suis devenu, je pense que tout le blabla d'Apocalypse écolo n’est RIEN d’autre qu’un prétexte malhonnête et hypocrite pour installer un début de taxation pour financier les projets mondialistes et pour servir éventuellement de fondation financière d’un gouvernement mondial. Jusque récemment, seuls les États indépendants pouvaient récolter des taxes. Là se pose la question à QUI profitera tout ce fric généré par les taxes carbone, crédits verts, etc??? Par ailleurs, je ne serais PAS du tout étonné que ceux qui sont au sommet de la pyramide des projets pour mettre en place le système de taxes carbone, crédits verts et le reste se foutent COMPLÈTEMENT de l’écologie...

Ouais, je sais, toute mention d’un gouvernement mondial amène immédiatement la réplique condescendante : « Ah, tiens, encore un complotiste ! Ha, ha, ha, ha!...» Mais il suffit de réfléchir un peu pour voir que les mondialistes existent bien.

Il faut bien s'entendre. Il n'existe pas de "parti politique mondialiste" légalement enregistré, facilement identifiable avec un logo, un drapeau et un programme écrit noir sur blanc[4], mais les mondialistes existent bien. En effet, si on examine les tendances des grands médias et chez la majorité des politiciens en Occident, on constate une haine et un mépris pour tout ce que représentent les nations autonomes. Et cette haine ne vise, semble-t-il avant tout l'Occident lui-même. Ça ne vise pas l'Afrique ou l'Asie, ça ne vise que les nations occidentales avec leurs quelques vestiges d'influence judéo-chrétienne... Ça c'est la cible. Elle est bien étrange cette haine un peu autodestructrice de l'Occident chez les élites postmodernes. Self-hatred comme disent les Anglais. Une des expressions les plus typiques de cette haine est la condamnation de toute tentative des nations occidentales de gérer l'immigration sur leur territoire. On culpabilise à fond les nations occidentales pour leur refus d'accepter TOUS les immigrants, mais poser des questions sérieuses sur la gestion des pays que quittent ces immigrants (et remédier aux problèmes sur place), non ça jamais... Ce sont des questions sans intérêt et qui ne se posent pas... Il n'y a que l'Occident qui doit se culpabiliser... Et derrière ce mépris du concept de nation, on discerne une soif de pouvoir, toujours plus concentré, toujours plus étendu, toujours plus centralisé... L'autre face de cette pièce de monnaie, c'est le mépris extraordinaire qui cible toute forme de nationalisme, aussi bien le "Make America Great Again" du président américain Donald Trump que le projet Brexit...

Et pour ce qui est de la Greta Thunberg, il y a fort à parier que le jour viendra où elle-même en auras le ras-le-bol d'être la marionnette de ses souffleurs de propagande et qu'elle désavoue publiquement tout ce tralala écolo. Qui sait?




Références


--- (2021) Liberal Denom[ination] Introduces Insane 'Who Will Speak for the Trees?' Resolution at General Synod. (Protestia - 14/7/2021)

BBCNews Woman arrested for church knife attack 'over faux fur boots'. (22/11/2019)

Cook, Michael (2020) Michael Moore takes on the greens: Planet of the Humans exposes the pointlessness of green energy. Spiked - May

Coppedge, David F. (2019) Comfort Your Local Dogmatic Scientist: Scientists need a hug sometimes, too. (Creation - Evolution Headlines)

Coppedge, David F. (2019) Climate Hysteria Goes Far Beyond the Science: The behavior of scientists, the media, and individuals who follow them like groupies tells a lot about the nature of science. (Creation - Evolution Headlines)

Rupert Darwall (2021) Happy Birthday, Global Warming: Climate Change at 33 Global warming entered politics in June 1988. (RealClear Energy - June 24, 2021)

de Gaulmyn, Isabelle (2019) Pourquoi l'écologie ne doit surtout pas être une religion? (Radio Chrétienne Francophone - 9/10/2019)

Delingpole, James (2020) RIP Freeman Dyson - Unpersonned for WrongThink on Climate Change. Breitbart

Erickson, Erick (2021) Secular Indulgences. DailyWire - Mar 13, 2021

Gosselin, Paul (1985) La définition de la religion en anthropologie sociale. Samizdat

Gosselin, Paul (2014) EnviroProp and the Genesis connection. Samizdat

Hawkins, Andrew J. (2019) Extreme weather is sucking the life from your electric car: Last month's polar vortex was especially rough for EV owners. The Verge - 10/2/2019

Heck, Peter (2020 Opinion: Judging by their actions, it certainly doesn't seem like climate alarmists believe their own claims. DSRN Jan 29th

Isaac, Rael Jean (2019) Global Warming's Apocalyptic Path: It comes in waves, and it's impossible to predict what will happen after the current wave of increasingly unhinged climate change activism breaks. (The American Spectator - 21/11/2019)

Kew, Ben (2020) Psychic Greta Thunberg Warns of Climate Destruction in Pearl Jam Music Video. Breitbart - 15 May

Lévy-Leblond, Jean-Marc & Jaubert, Alain (1975) (Auto)critique de la science. Seuil Paris (coll. Points. Sciences; S53) 310 p.

Lewis, C. S. (1970) God in the Dock: Essays on Theology and Ethics. Grand Rapids, MI: Eerdmans. (Edited by Walter Hooper.)

Littlefield, Matthew (2021) Environmentalism Is Bad For the Environment. Caldron Pool - 11/6/2021

Meadows, Donella H.;  Meadows, Denis L.; Randers, Jorgen, Behrens, William W. III (1972) The Limits to Growth: a report for the Club of Rome's project on the predicament of mankind. Signet New York 207 p.

Mercola, Dr. Joseph (2021) Vandana Shiva: A New Wave of Colonization, Carbon Slavery. Mercola - 25/6/2021

Myers, Fraser (2020) Why I've had enough of eco-luvvies: Emma Thompson's Extinction Rebellion film reveals her delusions of radicalism. 1 May Spiked

Lucas Nolan (2021) Bill Gates Visits Sun Valley for Climate Change Lecture to Jet-Owning Billionaires. Breitbart - 9/7/2021

Pease, Alexander (2019) 'Like Maoist China': Weather professor under attack by department for opposing carbon tax proposal. The College Fix - 7/10/2019

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Silvestru, Emil (2019) Why The Climate Became a Cult: (is it climate or climato-Glycon?). Blog - December 10

Sugy, Paul (2019) Jérôme Fourquet: «Une matrice écologique se substitue à l'ancienne matrice catholique de la France». - INTERVIEW - Pour le directeur du département opinion de l'Ifop, et auteur de L'Archipel français (Seuil), l'écologisme fonctionne comme la matrice catholique sur les plans sociologique et culturel. (Le FIgaro - 30/8/2019)

Watson, Paul Joseph (2021) Former Archbishop of Canterbury Compares Greta Thunberg to Biblical Prophet: Likens climate activist to Prophet Jeremiah. Summit News - 28 July, 2021

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Wiki Electric vehicle battery: Reusing and repurposing

Wintery Knight (2019) I'm not a Jehovah's Witness for the same reason I'm not a global warming alarmist. blog

Zanotti, Emily (2019) Giant, Climate-Killing Mural of Greta Thunberg Now Graces Downtown San Francisco. DailyWire Nov. 10th


Un peu d'humour?

Lettre à notre fils qui se bat « pour le climat ». (Charles ANDRÉ - Nice-Provence Info - 12/10/2019)

Experts Warn We Have Only 12 Years Left Until They Change The Timeline on Global Warming Again. (Babylon Bee - 1/8/2019)

New Law Requires You to Listen to Greta Thunberg Lecture Before Purchasing Gasoline. (Babylon Bee - 7/10/2019)

Powerful: Loggers Carved 'How Dare You' Into The Forest While Cutting Down Trees For Time Magazine's Person of The Year Issue. (Babylon Bee - 11/12/2019)

We're freezing! Isn't it great? The carbon tax must be working!: I foresee the day when Vancouver in May will look like Bonavista in January, seals clustered around a space heater warming their little flippers. (Rex Murphy - National Post - 17/1/2020)



Notes

[1] - Et ce genre d’affirmation n’est pas nouvelle, car dans son roman Galapagos, le romancier Américain Kurt Vonnegut élabore son récit dans le cadre de cette logique postmoderne et imagine un monde post-apocalyptique où le processus évolutif serait inversé et l’homme (trop intelligent) retournerait à l’état animal (innocent), devenant un genre de phoque ou otarie, bête mais heureux... Comme je le souligne dans Fuite de l'Absolu, volume 1, ce mépris de l'homme est un élément qui découle du système idéologico-religieux postmoderne (voir chap V) qui domine actuellement en Occident.

[2] - Ce mythe d’origines diffusé par les systèmes d’éducation et les grands médias en Occident qui, réduit à sa plus simple expression, affirme: Tu viens de nul part et ta destination ultime c’est le néant....

[3] - Voyons par exemple, ceux qui font la promotion des autos électriques qui, d'après la propagande, sont sensées être une solution plus "verte", plus "environnementale" pour le transport. Évidemment si on se met des œillères et l'on ne fait que comparer l'impact environnemental d'un litre d'essence et un kilowatt d'électricité, alors la voiture électrique en sort grand gagnant. Hip-hip hourra!

Mais si on s'ôte justement ces œillères de la propagande écolo et que l'on examine soigneusement le coût environnemental de l'ENSEMBLE du processus de production pour chaque type de véhicule alors le verdict peut changer radicalement. Ainsi si les voitures électriques devaient êtres massivement imposés, il faudra alors soigneusement considérer coût environnemental de production des véhicules électriques par rapport aux véhicules à l'essence/diesel. Ensuite, il faudra aussi examiner soigneusement l'ENSEMBLE coûts environnementaux des deux types de technologie, entre autres en tenant compte que si les véhicules à l'essence/diesel génèrent des montagnes de pneus à recycler, les véhicules électriques vont en générer autant, mais sans oublier que les véhicules électriques vont générer en plus des montagnes de batteries (ou piles pour les cousins hexagonaux...) hors d'usage qu'il faudra stocker et recycler. Si le caoutchouc des pneus est une substance relativement inerte, il faut considérer que les énormes batteries des véhicules électriques comportent plusieurs substances toxiques. Disposer correctement de ces batteries (pouvant comporter des terres rares, du cobalt ou du lithium) sera alors bien plus compliqué que de disposer des pneus actuellement... Et sur le plan mondial, inévitablement certaines de ces batteries ne seront PAS stockés ou recyclés correctement. Ainsi, si on considère sérieusement l'ENSEMBLE des coûts environnementaux de l'opération d'une très vaste flotte de véhicules électriques, alors il ne faudra pas s'étonner qu'à la fin les véhicules à l'essence/diesel soient meilleurs pour l'environnement que les véhicules électriques. Ainsi, il faut considérer fondamentalement malhonnête la propagande pro-voitures électriques au sujet des coûts environnementaux des deux types de technologie, qui ne tient compte uniquement d'une comparaison de l'effet polluant de la consommation d'un litre d'essence vs un kilowatt d'électricité. Touchant la transition vers des véhicules électriques Wiki anglais dit ceci au sujet de l'impact environnemental de la technologie des véhicules électriques:

Transition to electric vehicles is estimated to require an 87,000% increase in supply of specific metals by 2060 that need to be mined initially, with recycling (see above) covering part of the demand in future.[105] In the UK alone, it is estimated that switching 31.5 million petrol vehicles to electric would require "207,900 tonnes of cobalt, 264,600 tonnes of lithium carbonate, 7,200 tonnes of neodymium and dysprosium, and 2,362,500 tonnes of copper", and a worldwide switch would require 40 times these amounts.[106] According to IEA 2021 study, mineral supplies need to increase from 400 kilotonnes in 2020 to 11,800 kilotonnes in 2040 in order to cover the demand by EV. This increase creates a number of key challenges, from supply chain (as 60% of production is concentrated in China) to significant impact on climate and environment as result of such a large increase in mining operations

Et, tandis qu'on discute de la question, considérons un motif politique pouvant influencer la promotion la technologie des véhicules électriques. Si on se place du point de vue d'une élite cherchant un contrôle absolu de la population (pensez passeports vaccinaux...), il faut dire que la technologie des véhicules électriques comporte un attrait intéressant, c'est-à-dire coupez l'accès à l'électricité et vous immobilisez la population. Et déjà plusieurs des véhicules électriques existants permettent des "mises à jour de système" à l'insu de leurs propriétaires. Dans ce contexte, une telle technologie permettrait ceux qui contrôlent ce système de cibler certains usagers d'autos et désactiver des véhicules spécifiques ou limiter leurs déplacements à un rayon fixé par eux, voir même provoquer des accidents à distance... Évidemment certains vont penser immédiatement qu'il soit inconcevable que les choses aient jusqu'à là. Mais à ceux-là, je vous invite à réfléchir à toutes les choses inconcevables qui se sont déjà produites depuis mars 2020...

[4] - Non les postmodernes sont bien trop hypocrites pour faire part d'une telle franchise. Au moins les communistes du 19e siècle avaient l'honnêteté de mettre sur la table leur Manifeste du parti communiste (1848) rédigé par Karl Marx et Friedrich Engels et les Nazis, leur Mein Kampf (1925) rédigé par Adolphe Hitler.