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Samizdat

Les évangéliques et les conspirationnistes:
un débat clos au Québec?





Paul Gosselin (8/1/2021)

Récemment un contacte m’a fait la morale touchant les questions que je pose au sujet des restrictions et violations des droits constitutionnels que le Covid est sensé justifier. À ce sujet, ce contact a suggéré que j’écoute ce podcast (audio seulement, 72 minutes) par trois évangéliques de Montréal, soit Michel Gagné, Gabriel Bouchard et Réal Gaudreault.

Conspirationnisme, complotisme et christianisme - Épisode 1, définitions... (Convergence Québec - Pub-Socratique - 72 minutes - 20/10/2020)

Pour trouver ce podcast précis parmi les autres, il faut aller vers le milieu de la page.


Voici ma réponse à ce contact:

J’ai écouté le premier podcast [épisode 1], mais j’avoue que ça m’échappe pourquoi tu as suggéré que j’écoute ça. Sur 72 minutes, il y a à peine 5-10 minutes où les intervenants discutent de la situation actuelle...

Et s’ils parlent de manière aussi légère de notre situation actuelle, on peut douter qu’ils ne font PAS partie de la tranche de population qui a perdu son boulot, qui a un frigo vide ou qui s’est retrouvé COMPLÈTEMENT isolé pendant de très longs mois en 2020. Qui sait, il y a des chances que tous ces panellistes font partie de la tranche de population que les limites sur les déplacements a eue comme résultat qu’actuellement ils ont un surplus bancaire inhabituel... On peut se douter donc que les restrictions n’ont eu aucune influence sur leur niveau de vie. Dans un tel cas, il n’est pas difficile de faire du sujet des restrictions de 2020 uniquement un objet de curiosité intellectuel... Je ne sais pas si ce panel représente le fond de leur pensée sur la situation actuelle, mais si c’est le cas, ça me semble très superficiel.

Voici donc mes “notes de lecture”, au fur et à mesure de l’écoute...

Tout de suite, je trouve qu’au début de l’échange Michel Gagné (vers 4-5 min) centre l’échange sur le mot “complotiste” plutôt que de discuter des faits des événements de 2020 touchant le covid et les restrictions. À mon avis Gagné fait fausse route en jouant au psychologue, c'est-à-dire en proposant des hypothèses psychologiques pour expliquer pourquoi certaines personnes s’intéressent aux complots. Dans le contexte des violations des droits par décrets faits en 2020 ce genre d’argument sert uniquement éviter un débat véritable et d’examiner ce que dit la science médicale au sujet du covid. À ce titre, le vidéo de l’astrophysicien américain Jason Lisle[1] que tu m’as filé était beaucoup plus sérieux (et empirique) de ce point de vue.

Dans ses commentaires Gabriel Bouchard ne parle que de manière générale du complotisme, toujours avec des insinuations psychologiques (laissant aussi entendre que ceux qu’il pourrait désigner “complotistes” sont plus ou moins des débiles légers incapables de raisonner ou comprendre la réalité). Bouchard ne prouve rien, mais insinue beaucoup... Je fais un gros boff, car il ne fait aucun lien avec les événements actuels. Michel Gagné semble par moments admettre que le terme complotiste est essentiellement péjoratif (une insulte...), mais ne tire aucune conclusion de cette observation dans l’échange sur le covid. C’est “sans importance” et ça n’a AUCUN lien avec ce que les 3 panellistes disent au sujet de ceux qui pourraient remettre en question le discours gouvernemental sur le covid... La conclusion de ce panel est toute faite.

Plus loin dans l’échange Réal Gaudreault finit par discuter de covid et des restrictions, mais sans rien prouver, sans rien justifier... Il évoque (pour faire sourire les gens...) les lieux communs, francs-maçons, Illuminati, etc. (il a oublié d’ajouter “ha, ha, ha!!”) tous les lieux communs, laissant entendre que RIEN n’est fondé. Comme les autres, Gaudreault est fixé sur le mot “complotisme” et ce qui permet d’éviter toute discussion sérieuse sur la gravité du covid et les violations de nos droits constitutionnels et restrictions que le covid est sensé justifier. Ça me semble très vide comme échange. Ce panel de discussion ne ressent aucun besoin de discuter de faits ni de les vérifier. C’est TOUT le contraire du vidéo du physicien Jason Lisle. Le pendant de cet échange c’est qu’il mise sur l’orgueil des auditeurs: “Nous on SAIT!” plutôt que l’humilité “On va chercher la Vérité sur le covid et les restrictions, peu importe si la conclusion va nous plaire ou non.” Examinons donc les faits et tirons les conclusions que dictent les faits. Mais non, dans ce panel, il n’en est pas question de ça.

Et dans la partie personnelle, Michel Gagné (très brièvement) relate son rejet du créationnisme, comme si c’était de la foutaise... Mais là encore, il ne donne même pas de raison de croire qu’il s’est informé ou lu des trucs sérieux sur le sujet... Il est resté sur ses préjugés... Dans la partie personnelle, Gaudreault mentionne l’existence réelle de mondialistes dans le domaine de l’éducation, mais ne semble tirer aucune conclusion de cette observation. Les mondialistes existent, mais n’ont aucune influence... Ah bon??? Où est la logique??? Et Bouchard laisse entendre (61 min.) que tout complotiste est un antisémite... Désolé, ça ne passe pas. C’est une insinuation gratuite et injustifiée.

On peut résumer l’ensemble du panel, le complotisme (et tout ce qui s’y rattache à LEURS yeux) est définitivement une maladie, un dérèglement ou déficience psychologique... Ça fait TRÈS condescendant comme perspective (tout comme les commentaires de Gaudreault sur le “populisme”...), car il est clair que ce panel n’a aucune intention de discuter de faits ou d’interprétations autres que ceux qu’ils ont déjà admis. Leur idée est déjà faite, ils rejettent donc l’idée d’un débat réel où ils auraient à défendre leur point de vue (et à vraiment examiner les arguments d’une partie adverse). Désolé, mais si on veut éclaircir la situation de la crise du Covid en 2020, c’est TRÈS superficiel sur le plan intellectuel. C’est le clair rejet de ce que la parole de Dieu dit: “Le premier qui parle dans sa cause paraît juste; vient sa partie adverse, et on l’examine.” (Prov. 18: 17).

Vers 63 min, Gaudreault laisse entendre qu’il faudra prévenir le développement de la pensée complotiste chez les évangéliques, mais sans préciser de quoi il parle exactement. À quel complotisme penses-t-il au juste?? Et les autres intervenants font l’équivalent d’un gros AMEN à cette idée de prévenir le développement de la pensée complotiste chez les évangéliques!!

Mais, chose curieuse, immédiatement après Gaudreault parle d’un document mondialiste rédigé par Julian Huxley[2], alors secrétaire de l’UNESCO, un document tout à fait public publié en 1946 qui fait explicitement du marketing pour un gouvernement mondial. Gaudreault admet qu’il existe bel et bien une intention mondialiste, mais rajoute immédiatement ne pas croire que ça représente une menace réelle. Ah, faudrait-il vraiment se boucher les yeux pour ne pas voir qu’en 2020, on a devant soi un phénomène géopolitique sans précédent, avec des violations massives de droits constitutionnels au niveau planétaire, et dont la justification ne soutient pas un examen sérieux. Et Gaudreault saute à la conclusion qu’il ne peut y avoir de rapport entre ces violations de droits constitutionnels au niveau planétaire (que le covid est sensé justifier) et un projet mondialiste. Et à 65 min, un autre intervenant fait allusion à un possible développement de la marque de la Bête (666). Il demande “Comment le dialogue peut se faire avec ceux qui voient poindre le possible développement concret de la marque de la Bête (666)??” Dans sa réponse Gaudreault joue à fond le psychologue qui (gentiment) dissipe les illusions de son patient névrosé... C’est comme ça que fonctionne “le dialogue”... Pas besoin d’examiner les faits... Ah bon... Tout ça laisse plus ou moins subtilement entendre qu’il vaut mieux ne pas poser “certaines questions” quitte à se voir marginaliser ou (pire) ridiculiser. Mais moi aussi, je peux jouer le psy juste un moment? Pourquoi pas? Qui sait si justement la crainte de la marginalisation ne motive pas la prise de position des membres de ce panel?? Un lapsus, un aveu inconscient ??

Winston ChurchillIl faut noter qu’attirer l’attention sur une réalité très désagréable a généralement tendance à mettre les gens mal à l’aise. Il est alors TRÈS tentant de se mettre la tête dans le sable. Pensez à Winston Churchill qui, dans les années 30, attirait l’attention des politiciens britanniques sur le fait qu’il fallait opposer l’expansionnisme du régime nazi (qui avait annexé l’Autriche et la Tchécoslovaquie). Mais les gens se rappelaient encore les souffrances de la Première Guerre mondiale et n’en VOULAIENT pas d’une autre. Pendant longtemps on a ignoré Churchill et les partisans de l’appeasement avaient la cote. En somme on avait beaucoup envie de se fermer les yeux sur les ambitions d'Hitler. En septembre 1938, le premier ministre de l’Angleterre, Neville Chamberlain, signa les accords de Munich et fut acclamé triomphalement par le slogan “Peace in our Time!![3]” Évidemment l’histoire donna raison à Churchill… Pour ce qui est de notre situation, il faut voir que le refus d’examiner sérieusement une réalité très désagréable peut être un puissant motivateur pour marginaliser le personnage ennuyeux osant déranger notre confort…

Et en terminant l’échange, il est assez bizarre de voir Bouchard(?) se laisser une porte de sortie en affirmant (71 min.) qu’il est possible que certaines choses véridiques (et mal intentionnées) puissent se passer “sous le tapis”. À quoi sert cette affirmation, au juste je me le demande? Est-ce une demi-concession que tout ce qui précède pourrait bien être faux ou discrédité ? Étrange.

Au sujet de l’utilisation de l'étiquette complotiste (“conspiracy theorist” en anglais), le linguiste renommé et intello américain (très à gauche et PAS du tout évangélique), Noam Chomsky dissèque ce terme avec ces commentaires fort justes (2005):

"If you’re down at a bar... and you say something that people don’t like, they’ll... shriek four-letter words. If you’re in a faculty club or an editorial office, where you’re more polite — there’s a collection of phrases that can be used which are the intellectual equivalent of four-letter words and tantrums. One of them is “conspiracy theory”... , [part of] a series of totally meaningless curse words, in effect, which are used by people who know that they can’t answer arguments, and that they can’t deal with evidence. But... they want to shut you up."

En somme, ceux qui utilisent le plus souvent le terme “complotiste” le font parce que cela leur est utile afin d’éviter/étouffer un débat qui pourrait les confronter à des faits dérangeants et sert surtout à fermer la gueule de gens qui posent ces questions emmerdantes. Exploiter ce terme n’est pas honnête. Et ça laisse entendre (pas très subtilement) que la personne que l’on étiquette ainsi est un imbécile, plus ou moins léger... À ce sujet, voici une étude universitaire (qui date bien avant les événements présents), publiée en 2007). Au premier paragraphe de cet article les auteurs exposent le mécanisme manipulateur mis en place par ceux qui exploitent l’étiquette “complotiste/Conspiracy Theorist” (Husting & Orr 2007):

If I call you a “conspiracy theorist,” it matters little whether you have actually claimed that a conspiracy exists or whether you have simply raised an issue that I would rather avoid. As part of the machinery of interaction, the label does conversational work (Goffman 1967) no matter how true, false, or conspiracy-related your utterance is. Using the phrase, I can symbolically exclude you from the imagined community of reasonable interlocutors (Hall 1970:21). Specifically, when I call you a “conspiracy theorist,” I can turn the tables on you: instead of responding to a question, concern, or challenge, I twist the machinery of interaction so that you, not I, are now called to account. In fact, I have done even more. By labeling you, I strategically exclude you from the sphere where public speech, debate, and conflict occur.

C’est TRÈS pertinent dans la situation actuelle. Non, ce n’est pas un hasard que les élites postmodernes exploitent à fond cette technique manipulatrice. Et les organismes qui exploitent couramment l'étiquette complotiste insinuent que la personne qui fait “certaines affirmations” ou pose “certaines questions” est en dehors du "consensus" et qu’elle est donc à la fois discréditée et marginalisée... Une partie importante de l’efficacité de ce mécanisme psychologique est donc de jouer sur la PEUR de la marginalisation. Et dans la majorité des cas, c’est très efficace.

Et s'il se trouve que l’on cible, avec l’étiquette complotiste, des personnes TRÈS orientées vers le consensus, par exemple des bureaucrates, employés d’État ou le clergé, alors une telle stratégie sera TRÈS efficace. Une fois ciblées, elles retourneront généralement au troupeau pour éviter tout discrédit ou toute honte qui pourrait éroder leur autorité ou crédibilité. Et pour résister à la pression du conformisme (lorsqu'on est ciblé avec l'étiquette complotiste), il faut avoir le courage d’accepter sa marginalisation ainsi que les autres conséquences possibles: l’érosion de sa crédibilité, des limitations de sa carrière (ou une mise à pied) et une limitation d’accès aux ressources institutionnelles... Évidemment, tous ne sont pas prêts à faire face à cette pression[4].

Julian Huxley
Les mondialistes
Touchant le document mondialiste rédigé par Julian Huxley (mentionné par Gaudreault), c’est un filon intéressant, car voici ce que dit Huxley (1946: 13)

The moral for Unesco is clear. The task laid upon it of promoting peace and security can never be wholly realised through the means assigned to it-education, science and culture. It must envisage some form of world political unity, whether through a single world government or otherwise; & the only certain means for avoiding war. However, world political unity is, unfortunately, a remote ideal, and in any case does not fall within the field of Unesco’s competence. This does not mean that Unesco cannot do a great deal towards promoting peace and security. Specifically, in its educational programme it can stress the ultimate need for world political unity and familiarise all peoples with the implications of the transfer of full sovereignty from separate nations to a world organisation. But, more generally, it can do a great deal to lay the foundations on which world political unity can later be built. It can help the peoples of the world to mutual understanding and to a realisation of the common humanity and common tasks which they share, as opposed to the nationalisms which too often tend to isolate and separate them.

Huxley note qu’un tel gouvernement mondial exigera un effort massif de propagande afin de convertir la population mondiale à cette nouvelle religion, une idéologie fortement enracinée dans la pensée du Siècle des Lumières (1946: 17)

As we have seen earlier, the unifying of traditions in a single common pool of experience, awareness, and purpose is the necessary prerequisite for further major progress in human evolution. Accordingly, although political unification in some sort of world government will be required for the definitive attainment of this stage, unification in the things of the mind is not only also necessary but can pave the way for other types of unification. Thus in the past the great religions unified the thoughts and attitudes of large regions of the earth’s surface ; and in recent times science, both directly through its ideas and indirectly through its applications in shrinking the globe, has been a powerful factor in directing men’s thoughts to the possibilities of, and the need for, full world unity.

Et si en 1946 une telle perspective était assez marginale, en 2020 chez les élites économiques, politiques et médiatiques postmodernes, le mondialisme est TRÈS répandu et le nationalisme fort, qui caractérisait la pensée politique au 20e siècle, est désormais TRÈS méprisé. Pensez à tous ces intellos ou bonzes médiatiques qui crachent sur le “Make America Great Again” ou encore sur le populisme des gilets jaunes en France…

Et si Julian Huxley nous dit des choses alarmantes, son frère Aldous est tricoté du même fil. Voici ce qu’avait prophétisé Aldous Huxley au sujet du processus conduisant à un gouvernement mondial dans son Retour au meilleur des mondes (1958/1990: 144)...

Sous l'impitoyable poussée d'une surpopulation qui s'accélère, d'une organisation dont les excès vont s'aggravant et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques — élections, parlements, hautes cours de justice — demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient au bon vieux temps, la démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions radiodiffusés et de tous les éditoriaux — mais une démocratie, une liberté au sens strictement pickwickien du terme.

Sans doute que depuis 1958, il y a lieu de penser qu’en Occident on a largement dépassé le stade décrit par Huxley ici...

Clive Staples LewisEt quelle ironie de constater que la même année (1946) que Julian Huxley publiait son document mondialiste à l’UNESCO, C. S. Lewis, professeur de littérature anglaise du Moyen Âge et copain de JRR Tolkien, publiait le dernier roman de la série de La Trilogie cosmique[5], soit Cette puissance hideuse/That Hideous Strength, et dans ce roman figure justement un complot pour s'emparer du monde, une élite combinant sociétés secrètes, matérialistes, clergé et occultistes, orchestrant des émeutes violentes avec la complicité des médias et de politiciens corrompus[6]. Assez manifestement, aujourd’hui C. S. Lewis, même avec sa rigueur logique et philosophique, serait considéré par plusieurs comme un complotiste. Ceci dit, il faut avouer que Lewis ne cadre pas très bien avec le stéréotype du complotiste typique, c'est-à-dire un personnage irrationnel, mal renseigné et prêt à sauter à la première des conclusions injustifiées. Rassurez-vous un peu, il n’y est pas question d’un virus dans ce roman de Lewis, mais pour le reste c'est tout comme s’il avait écrit ce roman hier... Il faut bien s’entendre que s’il s’agit d’une trilogie de science-fiction, il est question ici de science-fiction d'un style plus ancien, c'est-à-dire plus près de Jules Vernes ou de H. G. Wells que de "Star Wars" ou de "Star Trek". Il n’est donc pas question ici de téléportation, de voyages à la vitesse de la lumière ou de sabres laser… Il s'agit d'une génération de science-fiction rédigée avant l'exploration spatiale, donc à une époque où toutes les spéculations les plus folles sur l'espace étaient permises et pensables. J'ai surtout aimé le 2e de la série (Perelandra). Dans ce roman Lewis imagine un monde qui n'aurait pas connu de Chute, mais en même temps un monde TRÈS différent du nôtre. Fantastique ! Le dernier de la série, Cette puissance hideuse, est une quasi-Apocalypse, d'un style très différent. Dans ce roman, Lewis expose les conséquences logiques de l'humanisme. Le pendant plus philosophique de ce roman c’est son essai, Abolition of Man.

Pour les besoins de la cause et pour écarter toute suspicion de complotisme irrationnel, je pense qu’ici on pourrait se permettre d’ignorer TOUT ce que les complotistes ont écrit au sujet des mondialistes. Le truc c’est que ce qu’écrivent les mondialistes eux-mêmes au sujet de leurs projets et leurs ambitions est assez effrayant sans évoquer les écrits des complotistes à leur sujet. Inutile donc de consulter les complotistes, on peut les oublier, car ce qu’affirment ouvertement les mondialistes devrait largement suffire à poser des questions TRÈS sérieuses…

Voici un exemple de propagande mondialiste tiré d’un discours fait par António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU. Notez bien sa conclusion… (Anonyme 2020)

La pandémie de Covid-19 « met manifestement à l’épreuve la coopération internationale – épreuve à laquelle nous avons échoué », a déclaré M. Guterres lors de cette réunion du Conseil ayant pour thème la gouvernance mondiale post-Covid-19 et notamment les changements éventuels dans l’environnement de sécurité internationale résultant de la pandémie et de ses effets[7].
« Le virus, qui a tué près d‘un million de personnes et en a infecté plus de 30 millions dans le monde, n’est pas encore maîtrisé. Cette situation a été créée par le manque de préparation, de coopération, d’unité et de solidarité à l‘échelle mondiale », a ajouté le Secrétaire général.
Selon lui, le 75e anniversaire de l’ONU « nous rappelle ce que nos fondateurs ont accompli et nous invite à être à la hauteur de leurs ambitions. Nous devons de toute urgence mener une réflexion innovante sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme, afin de les adapter au XXIe siècle ».

Il est clair que pour Guterres, les manquements des nations dans la gestion de la crise du covid EXIGENT[8], la mise en place d’un gouvernement mondiale. Tenant compte de tels propos, il n’est pas irrationnel de penser que le Covid-19 n’est rien d’autre qu’un prétexte utile, un outil dans une opération mondialiste. Et dans la propagande mondialiste, il faut décoder les buzzwords et mantras insignifiants tels que multilatéralisme, développement durable, New Normal, Great Reset, Build Back Better, etc. qui ne sont le couvert pour le projet mondialiste. Et pour ceux qui lisent moins, mais préfèrent le vidéo, voici un vidéo qui explore une gamme assez large d’affirmations mondialistes publics, à la fois chez les dirigeants à l’ONU, mais aussi chez leurs pions au Québec (Horacio Arruda).

Enquête sur Horacio Arruda et l'OMS. (NostradaMart - Odyssée - 29/12/2020 - 34 minutes)

Parmi les mondialistes connus, George Soros, Klaus Schwab (fondateur : Forum Économique Mondial), Bill Gates (Microsoft, Bill Gates Foundation) et l’ex-premier ministre de l’Angleterre, Tony Blair, l'ex-président de la France, Nicolas Sarkozy , Justin Trudeau, premier ministre du Canada. Voici un très bref clip de Sarkozy (datant de 2009) au sujet du mondialisme:



Nicolas Sarkozy - Élysée.fr - 2009
(YouTube - 23 secondes)
Source originale, discours du 16 janv. 2009

Comme on peut le voir Justin Trudeau, premier ministre du Canada appuie le projet mondialiste, car dans une déclaration de sa part publiée dans le New York Times, le 12 déc. 2015, mais tirée d’une entrevue réalisée le 10 nov 2015, soit 6 jours après son assermentation comme premier ministre du Canada, il a très clairement rejeté le nationalisme canadien (Lawson 2015):

«Terrorist groups have specifically said they are targeting Canada and Canadians. And on the subject of national security, Trudeau’s critics say he’s a lightweight and a dangerous one. Trudeau’s most radical argument is that Canada is becoming a new kind of state, defined not by its European history but by the multiplicity of its identities from all over the world. His embrace of a pan-cultural heritage makes him an avatar of his father’s vision. ‘‘There is no core identity, no mainstream in Canada,’’ he claimed. ‘‘There are shared values — openness, respect, compassion, willingness to work hard, to be there for each other, to search for equality and justice. Those qualities are what make us the first postnational state.» (Times Magazine, 12 déc. 2015)

Et lors d’une allocution intitulé "Financing the 2030 Agenda for Sustainable Development in the Era of CQVID-19 and Beyond."[9], fait le 29 Sep 2020 Justin Trudeau a appuyé ouvertement l’Agenda 2030 promu par le Forum économique mondiale (ou World Economic Forum). Dans cette allocution, débordant de mantras mondialistes insignifiants, Trudeau a affirmé (2020)

« Bullding back better means giving back support to the most vulnerable, while retaining our momentum for the 2030 Agenda for sustainable development and the SDGs[10]. Canada is here to listen and to help. This pandemic has provided an opportunity for a Reset. This our chance to accelerate our prepandemic efforts to reimagine ecnomic systems that actually address global challenges like extreme poverty, inequality and climate change.

Voici le reportage de Ezra Levant avec cet extrait de Trudeau



Trudeau is planning a “Great Reset”: Here's what he told the United Nations.
(EzraLevant - RebelNews – 10 min. - 17/11/2020)

Le World Economic Forum, qui est le principal promoteur du Great Reset, existe bel et bien et c’est un groupe avec de l’influence dans des cercles de pouvoir à très haut niveau, attirant à chaque année des leaders nationaux à Davos en Suisse. Il faut comprendre que la WEF attire la participation de gens puissants eti influents dans le domaine politique, économique et médiatique. Et pour les curieux le World Economic Forum a un site web bien léché pour vendre leur salade.

Et dans le bref extrait d’interview qui suit avec Jason Kenney, le premier ministre de l’Alberta (Canada), Kenney confirme que la majorité des dirigeants en Occident (du moins au Canada) sont la cible de propagande mondialiste, dans ce cas, précisément un livre (The Great Reset) par Klaus Schwab.



Alberta Premier Jason Kenney Talks About The Great Reset.
(YouTube - 4 min.)

Et un des vidéos promotionnels “8 predictions for the World in 2030” sur le site du WEF nous annonce avec le sourire (à 1minute 27) “You’ll own nothing and you’ll be happy!!”

N’est-ce pas rassurant?? N’est-ce pas merveilleux!! Mais si on nous avertit que nous n’aurons plus rien, cette prédiction ne précise QUI sera désormais le proprio de TOUTES les richesses planétaires. Tiens, pourquoi pas des gars aussi pauvres que Jeff Bezos ou Elon Musk?? Eux aussi ont des comptes à payer… Mais voyez un peu l’arrogance extraordinaire de leur attitude… On nous volerait tout, et avec ça on est sensé sourire… C’est un peu comme un violeur qui viole une femme à répétition et que, la ne fois, lui dit “Fais un effort. Tu sais que si tu souriais un peu ce serait tout de même plus amusant…”

Voici ce que annonçait, bien avant les événements liés au Covid19, Frederick Kempe, un journaliste manifestement propagandiste des mondialistes, rien de moins que la venue d’une restructuration des pouvoirs politiques planétaires (2020)

What world leaders coming to Davos know is that history’s course is up for grabs again. Major power competition is heating up, inflamed by a systemic contest between democratic and state capitalism. The world is awash with uncertainty about how new technologies and rising environmental threats could remake our world. The international order of rules and institutions that the U.S. and its partners constructed after World War II is faltering and ill-equipped to navigate these challenges.
In the World Economic Forum’s program notes, it writes: “There are 193 sovereign nations, a proliferation of regional centers of power, and one increasingly obvious fact of life – we’re all in this together… We need to move from geopolitics and international competition to a default of consummate global collaboration. Nations are going to have to change.”

Notez bien le mépris extraordinaire pour la démocratie. Les nations vont devoir changer, que le peuple soit d’accord ou non... En somme, les nations indépendantes, il faut oublier ça. C’est du passé. Mais plus grave encore, le concept de la démocratie, c'est-à-dire le pouvoir du peuple sur les dirigeants, il faut oublier ça. C’est du passé. Le message est clair. Il faut accepter le règne d'une élite riche et arrogante et d'un gouvernement mondial. Il le FAUT. Une des faces du mépris des postmodernes de la démocratie c'est leur attaques constantes contre la liberté d'expression, chose que j'ai documenté dans mon Dossier de presse sur l'intolérance postmoderne. Pour ce qui est du mépris de la vie privée des individus par les élites postmodernes, cela je l'ai documenté dans le dossier de presse Club des paranos... En somme, pour élites postmodernes, le seul principe éthique qui se pose est: Si la technologie permet de ramasser de l'information au sujet des gens, alors on peut se servir... Toutes les autres questions sont inutiles... Et si en effet le projet mondialiste a pris naissance dans les milieux des sociétés secrètes, dont les francs-maçons, alors cela explique justement le profond mépris des mondialistes pour les droits des masses ou de leur liberté d'expression, car ces sociétés secrètes ce sont des sociétés initiatiques, c'est-à-dire que l'admission à ces sociétés passe par une longue série d'initiations et seuls les individus au sommet de la pyramide savent vraiment ce que sont les véritables croyances et projets de ces sociétés. Ainsi, les intérêts des initiés de bas étage comptent pour peu de choses et ceux des non-initiés, rien du tout.

Au mois de mai, des représentants du Tony Blair Institute, fondé par l’ex-premier ministre de l’Angleterre, Tony Blair, ont affirmé via Twitter que les mondialistes sont bien infiltrés dans de nombreux gouvernements du monde (cité par Khanna 2020)

Our teams are now embedded in governments around the world, helping them to keep their people safe during this pandemic - not just in respect of Covid-19 itself but also the political and economic collateral damage.

Et les mondialistes ne sont pas constitués de quelques copains rassemblés dans un bistrot autour d'une bouteille formulant des projets grandioses pour changer le monde. Non, les mondialistes ce sont clairement des gens puissants et influents avec l'accès à des moyens et des ressources pour mettre en action leurs projets. Par exemple, le forum de Davos (organisé par le WEF) comporte des des gens très puissants, autant sur le plan politique qu’économique. Wiki mentionne:

Among the attendees were heads of state or government, cabinet ministers, ambassadors, heads or senior officials of international organizations) attended the annual meeting, including: Sanna Marin (Prime Minister of Finland), Ursula von der Leyen (President of the European Commission), Christine Lagarde (ECB President), Greta Thunberg (climate activist), Ren Zhengfei (Huawei Technologies founder), Kristalina Georgieva (Managing director of the IMF), Deepika Padukone (Bollywood actress), George Soros (investor) and Donald Trump (President of the United States). (…) Next to individual participants, the World Economic Forum maintains a dense network of corporate partners that can apply for different partnership ranks within the forum.[45] For 2019, Bloomberg has identified a total of 436 listed corporates that participated in the Annual Meeting

Et le site du WEF signale au sujet de ses partenaires économiques tombent en deux catégories, soit les Strategic Partners et les Associate Partners qui (on le suppose) ont moins de pouvoir et d’influence. Au sujet des SP, le site de la WEF offre ces détails (Guinness 2020)

For instance, the Bill and Melinda Gates Foundation and Johnson and Johnson are ‘Strategic Partners‘, the highest stage for a participant. Only 100 global companies are Strategic Partners, and to qualify for an invitation they must all have ‘alignment with forum values‘. Not only that, but Strategic Partners ‘shape the future through extensive contribution to developing and implementing Forum projects and championing public-private dialogue[11].’

Il semble bien qu’il y ait une centaine de Strategic Partners et cette page web donne une liste (complète?) de ces partenaires stratégique, parmi lesquels figurent les plus grosses compagnies au monde dans le domaine de l’Internet, les médias, la pharmaceutique, la haute technologie et le monde de la haute finance. Et pour le Canada, le site People for Justice Canada propose une liste détaillée de canadiens participant aux rencontres de Davos organisés par la WEF. Dans cette liste figure plusieurs ministres fédéraux ainsi que des représentants de plusieurs des plus grosses entreprises canadiennes. Il est clair que les collabos mondialistes sont de très haut niveau. Les québécois devront noter que le premier ministre du Québec, François Legault y figure, mais manifestement en tant qu'intervenant de bas étage... Je pense pas que ce serait faire preuve d'un excès de cynisme que de supposer que la pénétration de l'influence mondialiste soit aussi forte dans la majorité des pays occidentaux qu'il l'est au Canada...

En conclusion je veux me contenter ici d’attirer l’attention sur quelques faits plutôt qu'assommer le lecteur avec une masse énorme de données sur les mondialistes et leurs projets. Je pense que les quelques faits relatés ci-dessus suffisent à exposer la gravité et la réalité de la situation…


Références


ANONYME (2020) La coopération internationale a échoué face à la Covid-19, il faut réinventer le multilatéralisme (Guterres). ONU Info - 24 septembre 2020

CHOMSKY, Noam. (2005) “On Historical Amnesia, Foreign Policy, and Iraq.” American Amnesia: Noam Chomsky interviewed by Kirk W. Johnson.

GOSSELIN, Paul (2016) Inklings Odd-Ballery: A Review of Worlds Apart. Samizdat

GOSSELIN, Paul (2019) Théorie de la dictature [par Michel Onfray]: un compte rendu. Samizdat

GOSSELIN, Paul (2020) Le chrétien et l’État: Pertes de libertés en 2020 et Romains 13. Samizdat

GUINNESS, Steven (2020) World Economic Forum: The Institution Behind ‘The Great Reset’. 8 July

GRIDER, Geoffrey (2020) Democrats in congress now backing a group calling to silence christians on the ‘religious right’ and a purge of ‘biblical principles’ in America. (Now the End Begins - 19/12/2020)

HINCHLIFFE , Tim (2020) Brazil Slams WEF’s Great Reset: ‘Totalitarian Social Control is Not The Remedy For Any Crisis’. The Sociable/Technocracy - 7/1/2021

HUSTING, Ginna & Orr, Martin (2007) Dangerous Machinery: "Conspiracy Theorist" as a Transpersonal Strategy of Exclusion. May  Symbolic Interaction 30(2): 127-150

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MUEHLENBERG, Bill (2020) Church Leaders and the Great Reset: Not all Catholics are happy about where the Pope is heading on things like the Great Reset. (CultureWatch - 6/12/2020)

MUEHLENBERG, Bill (2020) Lessons from the Prora Complex: If we do not learn from history, and real soon, we are all toast. (CultureWatch - 14/12/2020)

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Notes

[1] - Voici quelques infos biographiques au sujet de Lisle. Et pour cette présentation (en anglais):



Discerning Truth: COVID-19 Part 1.
(Jason Lisle - Biblical Science Institute - YouTube - 41 min. - 14/12/2020)

[2] - Huxley fut également l’auteur d’un texte intitulé The coming new religion of humanism (1962).

[3] - Voir à ce sujet : http://www.churchillarchiveforschools.com/themes/the-themes/key-events-and-developments-in-world-history/did-people-agree-with-churchills-stand-on-appeasement/background-information

[4] - Et le mensonge bien répandu : « J’ai le DROIT d’être heureux/se », une fois avalé, y contribue évidemment…

[5] - Il est curieux de noter qu’une allusion de Lewis dans le premier roman de cette série, Out of the Silent Planet, laisse entendre que Lewis avait une intention sérieuse en rédigeant cette série (1938/2015 : 132-133) :

It was Dr Ransom who first saw that our only chance was to publish in the form of fiction what would certainly not be listened to as fact. He even thought — greatly overrating my literary powers — that this might have the incidental advantage of reaching a wider public,and that, certainly, it would reach a great many people sooner than‘Weston’. To my objection that if accepted as fiction, it would for that very reason be regarded as false, he replied that there would be indications enough in the narrative for the few readers — the very few — who at present were prepared to go farther into the matter.
‘And they,’ he said,‘will easily find out you, or me, and will easily identify Weston. Anyway,’ he continued, ‘what we need for the moment is not so much a body of belief as a body of people familiarized with certain ideas. If we could even effect in one per cent of our readers a change-over from the conception of Space to the conception of Heaven, we should have made a beginning.’

[6] - Où Lewis a-t-il pris ces idées je me le demande bien… Lewis avait quelques contacts obscures. Parmi ceux-ci, il y avait un ami d’enfance, Owen Barfield qui tombera sous l’influence du Rosicrucien George Steiner, ce qui est probablement une branche occulte des francs-maçons. Au sujet de Barfield, voir Gosselin (2016)

[7] - Ce qui peut impliquer le renversement des régimes démocratiques du monde et la mise en place d’un gouvernement mondiale…

[8] - Et sont donc le prétexte tout trouvé pour justifier…

[9] - Hybrid press briefing by the Secretary-General. along with the Prime Ministers of Canada and Jamaica, H.E. Justin Trudeau and H.E. Andrew Holness.

[10] - Encore du jargon mondialiste = « Sustainable Development Goals ».

[11] - Participant à des efforts de propagande…